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	<title>Gregory Chatonsky &#187; mashup</title>
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	<description>Notes et fragments</description>
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		<title>Fragilité des mashups</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Mar 2009 14:32:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition personnelle]]></category>
		<category><![CDATA[api]]></category>
		<category><![CDATA[conservation]]></category>
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		<category><![CDATA[réalisme]]></category>

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		<description><![CDATA[ ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://incident.net/users/gregory/wordpress/wp-content/uploads/2009/03/p2242409-medium.jpg" rel="lightbox[2872]"><img class="alignnone size-medium wp-image-2873" title="Dance with US (2008)" src="http://incident.net/users/gregory/wordpress/wp-content/uploads/2009/03/p2242409-medium-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p><a href="http://incident.net/works/oboro/" target="_blank">L&#8217;exposition à Oboro</a> souligne la fragilité structurelle de mon travail. En alimentant celui-ci en temps réel par des données glânées sur Internet, il en devient radicalement dépendant. Il suffit en effet que la source d&#8217;informations disparaisse ou change simplement de structure pour que mes oeuvres ne fonctionnent plus. Que faudrait-il faire? Créer des routines d&#8217;observation m&#8217;alertant de tels changements et m&#8217;obligeant manuellement à réadapter mon code? Mais en y réfléchissant bien cette posture présuppose que l&#8217;oeuvre doit faire oeuvre et être conservée, elle est fondée sur l&#8217;idée que la stabilité est préférable au devenir et à la disparition, l&#8217;éternité à la finitude, un art des vestiges durables (on pourrait appliquer la critique que François Roche fait de l&#8217;architecture aux oeuvres d&#8217;art). De plus, sa limite extrême est ma propre disparition, quand plus personne ne pourra réadapter le code. Il me semble dès lors que l&#8217;esthétique des mashups vient finalement affecter le caractère structural de la conservation des oeuvres d&#8217;art, c&#8217;est-à-dire ses présupposés. Sa dépendance à un langage exogène doit être affirmée, parce qu&#8217;elle constitue un changement et un prolongement de problématiques artistiques depuis les papiers collés, le collage, le <a href="http://incident.net/users/gregory/wordpress/26-todo-et-readymade/" target="_self">readymade</a> et le popart. Elle matérialise et intensifie la relation de l&#8217;oeuvre d&#8217;art au monde, parce que cette relation n&#8217;est plus seulement une inspiration (popart), une recontextualisation (readymade) ou un détournement, elle n&#8217;est plus seulement à l&#8217;origine du processus, la relation devient un processus continu: l&#8217;oeuvre ne cesse d&#8217;aller chercher des données.</p>
<p>C&#8217;est pour cette raison que le temps réel de mes mashups n&#8217;est pas simplement une question d&#8217;ordre technique. Certains estiment que cela ne changerait pas beaucoup les choses si les données étaient simplement préenregistrées, selon l&#8217;argument que ce ne serait pas sensible pour le public. Mais c&#8217;est limiter la sensibilité à un contact ignorant de la structure, c&#8217;est supposer une immanence de la perception et pour tout dire une décontextualisation. Or, la perception est toujours en contexte, et ce dernier peut être le code. En ce sens, les mashups sont une nouvelle forme de <strong>réalisme </strong>nous exposant à la fragilité, à la dépendance de notre perception quant aux flux qui nous traversent. Mes travaux sont donc temporaires, quelques traces resteront qui permettront peut être d&#8217;imaginer, de proche en proche, ce qu&#8217;a été mon époque.</p>
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		<title>Open source / ouvrir la source</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Jan 2009 13:15:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
				<category><![CDATA[Esthétique]]></category>
		<category><![CDATA[api]]></category>
		<category><![CDATA[détournement]]></category>
		<category><![CDATA[mashup]]></category>
		<category><![CDATA[open source]]></category>

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		<description><![CDATA[ ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a d&#8217;un côté le phénomène bien connu de l&#8217;<strong>open source logiciel</strong>. Il a été largement débattu ces dernières années et interprété comme une reprise en main par les consommateurs des produits imposés originellement par l&#8217;industrie. Cette logique du &laquo;&nbsp;Do it yourself&nbsp;&raquo; n&#8217;oppose pas le numérique au matériel. Des open sources matériels existent aussi comme dans le cas de <a href="http://www.makezine.com/" target="_blank">Makezine</a>. Peut-être cet open source n&#8217;est-il que théoriquement une circulation car il suppose un savoir-faire, celui de la programmation informatique, qui n&#8217;est pas si aisément accessible. De la même manière les théories sur la relation entre artiste et hacker sont plus des slogans que des phénomènes matériels. Le copyleft tentait de se réapproprier cette logique.</p>
<p>Il y a d&#8217;un autre côté un <strong>open source médiatique</strong> peut être moins apparent parce qu&#8217;il circule à la surface de toute nos sociétés et qui est en cela sans doute plus profond. Cet open source consiste en ce que nous sommes passés d&#8217;une société de médias de masse (peu d&#8217;émetteurs beaucoup de récepteurs) avec l&#8217;organisation politique qui allait avec (la représentation démocratique, beaucoup d&#8217;électeurs peu d&#8217;élus) à une société ou chaque récepteur est potentiellement un émetteur ou un réémetteur, c&#8217;est le <em>crowd source</em>. D&#8217;ailleurs les médias de masse classiques demandent de plus en plus aux lecteurs d&#8217;envoyer leurs images pour illustrer les articles. Ce fut le cas dans le dernier conflit israelo-palestinien. Chacun produit des images, les diffuse sur Internet, partage des informations avec d&#8217;autres, enregistre sur son disque dur (notre mémoire intime) des images dont il ignore la source, etc. Bref, <strong>les médias ont ouvert leur source</strong>, au sens ou il y a de moins en moins d&#8217;intermédiaire entre celui qui produit le média et celui qui le reçoit. Qu&#8217;on y pense bien, l&#8217;ouverture de la source médiatique transforme l&#8217;ontologie sous-jacente à l&#8217;information. Ce n&#8217;est plus la fenêtre albertinienne dont la télévision avait héritée, une seule fenêtre pour des millions d&#8217;yeux, c&#8217;est une multiplicité d&#8217;images non-hiérarchisées, en mosaïque si l&#8217;on veut, oeil de mouche voyant à 360 degrès sans centre.</p>
<p>Le <a href="http://incident.net/users/gregory/wordpress/22-meanderings-mashup/" target="_self"><strong>Mashup </strong></a>est sans doute une expression de cette forme d&#8217;open source. Il consiste en la production de langage d&#8217;interprétation (nommé aussi <a href="http://incident.net/users/gregory/wordpress/21-readymade-et-api/" target="_self">API</a>) par des entreprises afin que chacun puisse détourner et se réapproprier les flux d&#8217;informations. La logique du détournement, cette logique minoritaire du graffiti et du ghetto, correspondait à l&#8217;époque ancienne des médias de masse. Nous étions en minorité, ils étaient, les médias, si forts, si puissants. Nous ne pouvions que prendre le plus insignifiant, une soupe Campbell, pour la changer de nom, de propriétaire et de destination. À présent, les faibles sont devenus les forts et les forts les faibles, cette logique nietzschéenne a sa part de mise en scène, mais elle permet de désigner cet autre horizon de l&#8217;information. Il n&#8217;y a plus de détournement, non parce que celui-ci est intégré d&#8217;avance dans le système comme contestation nécessaire, mais simplement parce que les entreprises prévoient d&#8217;avance et permettent ce détournement par les <a href="http://incident.net/users/gregory/wordpress/26-todo-et-readymade/" target="_self">API</a>. La question du pouvoir n&#8217;est plus seulement celle de la localisation de l&#8217;information (amener les consommateurs à regarder à tel ou tel endroit) mais de sa <a href="http://incident.net/users/gregory/wordpress/14-extraction-du-flux/" target="_self">circulation</a> donc de sa <a href="http://incident.net/users/gregory/wordpress/08-maintenance-a-flots/" target="_self">réappropriation</a>. La production industrielle de l&#8217;attention n&#8217;est plus une construction spatiale mais temporelle. Tout comme dans le reste de l&#8217;économie, nous passons d&#8217;une logique de la propriété de l&#8217;information (on achetait des espaces publicitaires) à une logique de <strong>l&#8217;accès</strong> à l&#8217;information (peu importe ou elle est).</p>
<p>Cet open source médiatique est donc à entendre comme la déferlante du flux informationnel. Le <a href="http://incident.net/users/gregory/wordpress/21-deleuze-141271-nature-des-flux/" target="_self">flux</a> s&#8217;écoule sur le corps de société &#8211; et il faudrait relire les belles pages sur le capitalisme et la schizophrénie de Deleuze et Guattari. Peut-être devons nous simplement penser à des oeuvres qui ne cessent de s&#8217;écouler, qui ne s&#8217;arrêtent jamais dans leur différentiel propre, connectées au réseau et à ce flux d&#8217;informations, aussi signifiant et insignifiant qu&#8217;eux. L&#8217;inconsistance conquise dont parlait Lyotard serait leur logique sémantique. Non pas montrer ironiquement l&#8217;insigifiance de tout cela, de ce monde-ci, mais montrer que le sens n&#8217;émerge que de cette <a href="http://incident.net/users/gregory/wordpress/13-flusgeist-une-fiction-sans-narration/" target="_self">relation</a>, de cette lacune entre ce que nous voyons et ce qu&#8217;il y a à voir. Ce sera l&#8217;objet de l&#8217;exposition Flußgeist à <a href="http://www.oboro.net/archive/exhib0809/gregory_chatonsky/info_fr.html" target="_blank">Oboro</a>.</p>
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		<title>Flussgeist &amp; ambient intimacy (creativitymachine, US)</title>
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		<pubDate>Sun, 26 Oct 2008 13:16:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grégory</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[flâneur]]></category>
		<category><![CDATA[mashup]]></category>
		<category><![CDATA[twitter]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p>I’ve been playing around with various twitter mashups, tools and toys lately, and I just had to give this one a quick mention.</p>
<p>Unusually for me, I am about to talk about some art…</p>
<p>Gregory Chatonsky’s work L’attente/The Waiting (warning, Flash-heavy), part of a series called “Flußgeist”, the “spirit of the flow”, mashes up twitter posts with Flickr photos whose tags match keywords in the tweets, along with an ambient soundtrack (pulling in data from Odeo) and video footage of urban pedestrians waiting at the lights, lost in thought, walking, or just standing around.</p>
<p>The overall effect is quiet and beautiful, of course, and it’s a nice comment on the ambient intimacy we are learning to associate with twitter. I think it is also doing something in the way of reflecting on the very different ways of being together-but-apart that the experience of sharing space in cities brings with it &#8211; the intimacy of strangers, maybe; it invites us to consider the slight frisson associated with observing the ‘private’ moments of others in a ‘public’ place. The ‘private’ (or personal) and the ‘public’ are of course precisely what is being reconfigured through social media. More importantly, as Melissa points out, the uses and meanings of particular social media platforms, and the social practices that are associated with them, are emerging via the mass popularisation &#8211; the large-scale takeup &#8211; of social media, and not as a simple consequence of the invention of new things &#8211; platforms, widgets and gizmos. That’s why we won’t simply see ‘migrations’ from one platform to another; facebook is not myspace is not twitter.</p>
<p>Which is a long-winded way of saying that we can’t know what Twitter, as a relatively open and underdetermined platform, but one that is at this stage used by a relatively ‘niche’ population, will turn out to be ‘for’ in the end.</p>
<p>And a note to self more than anything: the mashing up of video footage from the street with twitter posts also reminds me to be very careful about how I interpret things. I will try with renewed vigour to remember how cheap and unproductive it is to simply import categories and metaphors derived from existing cultural and social theories developed to understand social life in modernity (the ‘flaneur’, the ‘voyeur’, the ‘narcissist’) to think about the relationships and practices that emerge via the collective use of each new social media platform. We have to look as hard as we can at what really seems to be going on, as ‘new’ practices emerge and ‘old’ ones are remediated.</p>
<p><a href="http://creativitymachine.net/2008/09/26/flussgeist-ambient-intimacy/">http://creativitymachine.net/2008/09/26/flussgeist-ambient-intimacy/</a></p>
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