Archives par auteur: Julie Morel

Étudiante à l’École des Beaux-Arts de Lyon puis de Paris en section multimédia (atelier de C. Boltansky puis Tony Brown), elle participe ensuite au Master “Atelier de recherches interactives" aux Arts-Décoratifs. Son mémoire de DEA portait sur la poésie liée aux échecs du transcodage, à la lisibilité possible du code informatique dans les projets numériques ayant pour espace l’écran d’ordinateur. ("Coding/Transcoding/Decoding", sous la direction de JL Boissier).Julie Morel a présenté son travail dans de nombreux festivals et espaces d’art internationaux. Elle est membre du collectif incident.net depuis 1998. Chargée de cours Internet à l’école Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris de 2003 à 2005, elle est aujourd’hui enseignante multimédia à l’Ecole des Beaux-Arts de Lorient et artiste invitée à l’école des Beaux-Arts de Rennes (France). Artiste travaillant à partir des pratiques numériques, de la vidéo et du dessin, Julie Morel s’intéresse particulièrement au caractère sensible des technologies, couplage mémoire informatique/mémoire humaine, manques et accidents créés par le transcodage. Ses recherches sont souvent dirigées vers le texte, qu’elle envisage comme une image temporelle et dont elle se sert pour produire des vidéos linéaires et des générateurs de textes dyslexiques, bègue, transformant ainsi le regardeur en lecteur. Elle travaille aussi autour du concept de gen-narration (génération + narration), Dans ce cadre, elle fait souvent appel à des techniques de programmation simples (boucle, aléatoire, variation pour mettre à jour les diverses façons dont le programme et le message généré se connectent sur l’espace de projection qu’est l’écran, qu’elle considère comme un miroir déformant.

There are many good things in Texas

Ce matin dans ma boite à lettres, le stylo qui va me servir à faire des tests pour les dessins que je présenterai durant mon exposition A.F.K. qui aura lieu au Quartier Centre d’art en avril-mai.

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Je ne suis pas encore décidée entre la possibilité d’utiliser un stylo ou de la sérigraphie avec de l’encre conductrice. Réponses dans les prochains jours, après quelques tests.
En tout cas, la petite expérimentation rapide de l’encre est convaincante et ouvre plein de possibles !

Athènes

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À Athènes, Kalimera tous les jours – mais quatre jours c’est trop court.
À Athènes, les retrouvailles avec Kat, autour d’un lapin et de dolma, une fois rentrée je continuerai à penser à boubouka.
À Athènes, touristes mais retour tout triste.

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L’art racine

Je participe aujourd’hui à la journée L’art racine, organisée par Yves Chadouët et Sophie Kaplan, dans le cadre de « Battre la campagne » à la Criée centre d’art, Rennes.

La Criée propose deux journées d’études portées par Yves Chaudouët, artiste associé à la saison 2014-2015 Battre la Campagne du centre d’art contemporain. Croisant les champs des arts et des sciences, favorisant des échanges ouverts, elles inscrivent l’art et la recherche à la racine de leurs observations.

Le titre de ces journées, L’Art racine, est inspiré par Barnett Newman, qui écrit : « Il n’y a jamais eu de style classique dans l’histoire. Ceux qui croient en la possibilité du classicisme sont les mêmes pour qui l’art est la fleur de la société plutôt que sa racine* ».
Plasticien, écrivain, metteur en scène et jardinier, Yves Chaudouët partage avec Newman cette approche politique qui ne place pas l’art à la frange décorative ou distractive de la société, mais bien au cœur de ses processus. À ses côtés, chercheurs et artistes interrogent cette forme d’utopie et filent les analogies entre art et vie, entre nature et culture, mais aussi entre recherche scientifique et création artistique.

La possibilité d’un art à la racine de la société existe-elle  ? Placer l’art dès la racine, est-ce de fait affirmer une utopie en conflit avec une autre, où le statut et le rôle de l’art et de la culture ne seraient que divertissement, propagande, chiffres  ?

Quelles sont les questions soulevées si l’on considère la création artistique par le prisme de la nature, si l’on envisage la « culture » par celui de la permaculture, par exemple  ? Quels sont les coïncidences, les problématiques communes, les rapprochements à faire, les enseignements, les perspectives à dénicher  ? Faut-il préserver une « beaudiversité » supposée  ? Quelles sont les conditions de la liberté pour le vivant et la création contemporaine, qu’elle soit scientifique ou artistique  ?

La première journée d’études s’intéressera aux liens entre biodiversité et « beaudiversité », la seconde interrogera l’art et la recherche comme jachères actives.

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Yves Chaudouët, « Vers la terre, vers le ciel », 2005.
Encre sur papier. Courtesy de l’artiste.

Je parlerai lors de ces conférences du contexte artistique expérimenté à la Nouvelle Orléans, qui semble aller dans le sens de « l’art racine », et je présenterai les installations que j’y ai effectué…

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À 7h du soir sur la jetée du Mississippi une centaine de structures sont mises à feux en même temps pour célébrer « The arrival of Papa Noël » ; suivit d’une soirée de noël avec Gumbo au crabe et musique cajun. Gramercy, à quelques dizaines de kilomètres de la Nouvelle-Orléans.

Cry You One

Cry You One St. Bernard, LA, (extrait). Mondo Bizarro

CRY YOU ONE est un projet de ArtSpot Productions et Mondo Bizarro qui emmène (littéralement) le spectateur en voyage, au cœur des Wetlands en voie de disparition. Ce projet célèbre les gens et la culture du sud de la Louisiane au regard de la disparition de cette zone côtière. Il prend la forme d’une performance : un arpentage de quelques kilomètres soumis à des formes narratives (chants, textes) qui posent la question de la prise en main de sa propre histoire et de son environnement.