Interactif/numérique

projet web ou off line interactif

Générateur blanc

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Résumé du projet présenté…

Un générateur de textes qui se sert de la position dans le temps (fuseau horaire) de la Chambre Blanche pour être lu… Le but du projet est de rendre consciente la lisibilité liée à la perte de repère géographique lorsque l’on est sur Internet.

Je suis à la Chambre Blanche. J’écris tous les jours sur le lieu où je suis, sa situation géographique, la température qu’il y fait, l’heure qu’il est et la lumière qu’il y a, la couleur du ciel et la forme des nuages, les gens qui passent devant la fenêtre, se promènent. J’écris et je décris sans arrêt.
En parallèle, un générateur de textes, accessible en ligne, est créé. D’après mes écrits, le générateur re-produit du (nouveau) texte sur mon séjour à la Chambre Blanche. Il virtualise une situation réelle.

Le générateur se compose comme suit (voir image ci-dessous).
• La couleur du fond de la page correspond au fuseau horaire de la Chambre Blanche (le serveur abritant la page) :
– À midi (12h), la couleur de la page est blanche.
– À minuit (24h), la couleur de la page est noire.
– Entre ces deux heures, la couleur de la page va osciller entre le blanc et le noir, passant par toutes les nuances de gris.
• La couleur du texte correspond au fuseau horaire de la personne connectée (par le biais de l’horloge de son ordinateur).
De la même manière, s’il est midi chez lui, le texte sera blanc, s’il est minuit, le texte sera noir, etc.

La lisibilité de la page dépend donc de la position géographique et de l’heure à laquelle se connecte l’internaute. Plus une personne est distante, mieux elle “voit ».

Par exemple, un internaute se connecte vers midi :
– S’il se connecte au générateur depuis la Chambre Blanche, il ne verra qu’une page blanche.
– Si une personne se connecte depuis Dublin, (il est 8h en Irlande), le texte est donc gris moyen, mais il est midi à Québec : le fond de la page est blanche.
– Un visiteur, connecté au même moment depuis Halifax, accédera à un texte gris pâle sur fond blanc… Si ce même visiteur se connecte vers 18h, il trouvera une page grise foncée avec une histoire d’un gris un peu plus profond.
Le mode d’apparition des images reste encore à définir.

Still On

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5 novembre 2006. J’ai 33 ans… Pour mon anniversaire, je produis un travail en référence à un artiste dont le travail m’a toujours fasciné.
« Still On ». C’est une phrase hybride entre « I’m still alive » et « On Kawara ».
« Still On ». Le titre découle aussi du fait que ce travail, qui nous donne simplement la date du jour, est et sera toujours en ligne, automatiquement réactualisé, grâce à l’accessibilité du serveur au temps universel coordonné.
Pour 33 ans, et 33 jours, après la date de ma mort.
> Aller à : Still On

Internet, mon espace basse résolution

Mon travail sur internet commence en 1997, par un journal intime basé sur le voyage. La décision de créer un journal en ligne vient du fait que je refuse le caractère chronologique propre au journal intime pour privilégier et retranscrire la spatialité du voyage. Internet me le permet, grâce aux possibilités hypertextes et aléatoires du html / JavaScript.
Ainsi, lorsque je construis des travaux pour internet, je ne m’interroge pas sur le médium, je m’en sers.
Depuis, alors que ma pratique off-line s’est dirigée vers les images, ma pratique web s’est contentée du texte. Internet n’a donc cessé d’être une tribune pour des expérimentations liée au texte, qu’il soit linéaire (Énumération, Soumission, Générique) ou généré comme Random Access Memory.

Pour moi, ces travaux sur internet représentent un espace basse résolution de l’espace de mon disque dur…
Je n’envisage donc pas les oeuvres présentes sur internet dans leur définition la plus stricte (qui ne pourrait exister hors, dont le moyen de production et de diffusion est internet…).
Pour moi c’est une définition restrictive, c’est un peu comme borner la peinture au rapport support-surface. Je ne veux pas suivre une définition « officielle », mais m’approprier un espace.
J’insiste donc sur le fait que pour moi internet est un espace. Et qu’il est commun, partagé, alors que mon disque dur est privé… Je ne poste donc qu’une partie de mes travaux sur internet, et le choix de ces travaux tourne autour de la question du partage de mémoire, de l’unique vers la multiplicité. C’est dans cette optique que les générateurs de textes se sont peu à peu imposés à la place de mes vidéos.

Behind Memory (2005)

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> Générateur de textes + images:

Ce projet a bénéficié de l’aide au projet Hidrazone (Angleterre).

Un Générateur d’histoires, textes et d’images en ligne d’après « De l’autre côté du miroir », Lewis Carroll.

Le point de départ de Behind Memory est une réflexion simple : dans un ordinateur, les images existent et l’on peut y accéder grâce à leur index, un mot qui les définit. Il est donc vrai de dire que derrière la plupart des mots de mon ordinateur se cache une image. Si le développement de mon projet précédent, Random Access Memory, s’interrogeait sur la transmission d’un texte et ses conditions de lecture, Behind Memory se penche sur la relation texte/image ou gen-narration (génération+narration).
Le but de Behind Memory est de découvrir les images cachées derrière les mots, en particulier ceux qui composent le livre “de l’autre côté du miroir ».

> http://www.incident.net/works/behindmemory/

Random Access Memory (2004)

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> Générateur de texte :

Random Access Memory est un générateur de texte dont le matériau et le support de diffusion sont Internet, dont la thématique est la transmission d’information.

Le but est d’interroger notre capacité à envisager un texte lorsqu’une interférence s’insert pendant la transmission écrite de celui-ci. Le principal dessein sera moins de narrer une histoire au sens strict du terme, que de développer un rythme, un univers qui projettera, exilera le spectateur dans un monde vraiment différent de celui qu’il expérimente lorsqu’il se trouve face à un simple générateur de texte. Il s’agira de créer, grâce uniquement au texte, l’image d’une autre langue dans la tête du spectateur.

> http://www.incident.net/works/ram/

There! (2004)

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> internet :

Distance et proximité sont deux notions opposées. Pourtant, dans certaines situations, telles que le voyage, ou des lieux de transits, distance et proximité se confondent. « There! » est une plateforme vidéo en ligne, une interface qui produit des films interactifs utilisant les médias d’une base de données créée spécifiquement pour le projet.
Ces médias sont des séquences vidéo ou audio relatant et se rapportant aux voyages, à des expériences de transition. L’objet final forme une narration où les séquences images-sons sont combinées à du texte, selon certaines règles « de grammaire » définies dans la base de données. Les liaisons entre les différentes séquences se font par mots clés ce qui permet une narration cohérente mais souple.
Chaque fois qu’un internaute visite le site internet, il expérimente, grâce à cette interface, une histoire différente de la précédente.

Un projet en collaboration avec Marika Dermineur & Ileana Gonzalez, pour Exstream, plateforme du V2, Center for Instable Media, Rotterdam.

Echec (2004)

echec

> internet – performance :

Un jeu d’échec entre Paris et Philadelphie, en référence à Marcel Duchamp, dont la collection est exposée dans cette ville. Le but de cette performance est de souligner l’échec de la traduction entre deux villes et entre deux lieux – la transposition ne peut marcher. Mais des écarts poétiques peuvent survenir. Une performance en collaboration avec Incident.net

Incident.net

incident
> Site internet expérimental : membre actif depuis 1998.

Suspendre le flux du réseau. Un instant. Produire des perceptions, perdre du temps, en donner. Induire des différences et des dissonances, des interférences. Aucune information à trouver, suspension de l’instrumentalité : une dérive perceptive. Partir du médium et rechercher son langage, écrire. S’approprier la programmation informatique comme Logos plutôt que comme Ratio. Interroger l’articulation entre l’affectivité et la machine, notre prothèse. Articuler les paramètres plastiques, narratifs, structurels, informationnels, sociaux. Travailler seul ou à plusieurs sur une thématique donnée. Introduire l’autre dans le processus de production comme part du réseau et de l’anonymat.
Incident au sens d’incidence, l’infime résiste dans la mégapole cybernétique. Un obstacle dans l’indifférence de l’information. Construire des espaces inhabitables.