Situation géographique. La Chambre Blanche se situe à Québec, en basse ville, prés du boulevard Charest, 185 rue Christophe-Clomb Est, plus précisément. Aux alentours, quelques rue assez étroites. Des rues plantées de bâtiments en brique rouge. Il y a peu de circulation. Presque pas de bruits. Juste derrière, et entre la rue Nazaire-Fortier et la rue Nelson se situent les escaliers en bois qui relient la basse ville à la haute ville, une immense passerelle en bois qui traverse une colline plantée d’arbres. Quand il fait froid et que l’on a le souffle court, la pente est rude, abrupte. La montée peut prendre quelques minutes, surtout lorsqu’il neige. Arrivée en haut, il faut se retourner. Là, on surplombe la ville, on se rend compte de son étendue. Une masse blanche, le fleuve s’étend sur la droite. Le parc Victoria coupe la basse ville en deux, dans le sens horizontal. La rivière Saint Charles apparaît et disparaît dans le relief. Les montagnes alentours forment des barrières. La fumée s’élève de partout. Vers la gare, au dessus des toits verdâtres, vers le port, derrière le marché. Quelques cheminées d’usine d’un autre siècle. Partout des colonnes de fumées. Que le ciel soit bleu ou non. Il l’est presque toujours, signe de froid. L’air est sec, cassant. Et d’en haut, la ville est encore blanche et froide, la température est de 3°c. Aujourd’hui, comme hier, je monte les escaliers. Et je me retourne. Là haut. La vue est dégagée. La nuit, la ville parait encore plus grande, le relief s’applatit, et la ville n’est plus qu’une succession de lumières urbaines. Un quadrillage lumineux régulier, une perspective qui se perd dans la masse noire et lointaine des montagnes.