Archive pour 'Recherches+notes'

Tableau de bord/ où je me mesure au temps…

Dimanche, avril 1st, 2007

tableaubord.jpg

Le tableau de bord est un petit outil (sur mac?) qui donne accès à pleins d’infos en temps réel (calendrier, température, post-it, dico, etc…) et dont je me suis beaucoup servie ces dernières semaines… En particulier quand je veux me renseigner sur la température extérieure, savoir s’il me faut un pull ou deux, des gants ou pas. Car ici à Québec mes repères sont brouillés : un grand soleil ne veut pas forcément dire des températures hautes, et les différences de températures entre la nuit et le jour, ou entre deux jours, peuvent aller jusqu’à 20°c. Ces outils m’aident. Mais me voila dépendante d’encore d’autre données sur l’espace, le temps, et la température…

La question de la mesure c’est posée tout au long de ce projet, et avec la mesure, celle d’unité, de point de départ/repère : le premier méridien, le degré 0° qui détermine le “en dessous de”, le “en dessus de”… Et alors que j’essaye d’élaborer un travail sur la subjectivité d’un lieu, en particulier telle que relatée sur internet, j’en viens à la conclusion que les mesures que j’ai utilisées sont d’une grande précision (UTC, températures…).

Est-ce là ce que je veux atteindre… Suis-je restée trop raisonnable, mesurée?

interface

Vendredi, mars 30th, 2007

julie_generateur.jpg

Je commence aujourd’hui à travailler sur l’aspect graphique du site pour le générateur blanc. Pour ce qui est de sa structure , elle est presque fixée :

Elle va réunir à la fois le générateur lui-même, les diverses expérimentations plastiques, et sûrement un blog (reprenant celui-ci, mais ne contenant que les réflexions et recherches relatifs à ce travail).

Pour les expérimentations :

- GoogleClouds, les nuages sur Google Earth

- Chambre-horaire, une navigation (à travers les fuseaux horaires) conjointe entre la chambre et la terre

- Dérive, vidéo de la glace du St. Laurent

- Défilement, animation de la forêt entre Montréal et Québec.

- Ligne d’horizon, dessins de ligne d’horizon, encore en cours…
François à mis en ligne, sur le site de la chambre blanche, le LIEN vers mon projet..

Nothing (Art as idea as idea)

Mercredi, mars 28th, 2007

artconcept2.jpg

J’ai emprunté ce livre à la Chambre Blanche, et il est une excellente ressource sur le rapport au texte dans l’art conceptuel. On y trouve des articles de / et sur Robert Barry, Lawrence Weiner, On Kawara, Joseph Kosuth… Je n’ai mis ici qu’un extrait d’entretien de Kosuth, que j’ai trouvé très intéressant et à la fois paradoxal dans ses revendications, car il est totalement radical, provocateur et tellement juste, mais aussi presque didactique dans ses justifications…

Entretien (extrait) de Joseph Kosuth. Par Arthur Rose, (5-31 janvier 1969).
Tiré du livre “Art conceptuel I”, (Capc, Bordeaux - Nov.1988).

Pourquoi crois-tu que l’art de notre temps, pour reprendre ton expression, ne puisse être peinture ou sculpture?

Etre artiste aujourd’hui veut dire remettre en cause la nature de l’art. Si on remet en cause la nature de la peinture, on ne peut remettre en cause la nature de l’art ; si l’artiste accepte la peinture (ou la sculpture) il accepte la tradition qui l’accompagne. parce que le mot art est général alors que le mot peinture est spécifique. La peinture est une catégorie d’art. Si on réalise des peintures, on accepte (on ne questionne pas) la nature de l’art. La peinture est une catégorie d’art. Si on réalise des peintures, on accepte (on ne questionne pas) la nature de l’art.

On accepte alors la tradition européenne de dichotomie peinture-sculpture comme nature de l’art. Alors que, ces dernière années, les meilleurs travaux ne sont ni peinture ni sculpture, et qu’un nombre croissant de jeunes artistes pratiquent un art qui ne relève ni de l’une ni de l’autre de ces catégories.

Quand les mots perdent leur sens, ils sont dépourvus de sens. Nous vivons dans notre temps et dans notre réalité, qui n’ont pas besoin de chercher leur légitimé en s’arrimant à l’histoire de l’art européenne. Il est clair que nous serions incapable de faire n’importe quoi sans la connaissance accumulée dont nous disposons. On n’échappe jamais totalement au passé, mais ceux qui se tournent délibérément et ouvertement dans sa direction font preuve de timidité créatrice. L’esprit universitaire et conservateur a toujours soif de justification historique : c’est une sorte d’amalgame de culte des ancêtres et de quête de l’approbation parentale. Il fat apprendre ce qu’était le passé, et non pas apprendre du passé, de manière à pouvoir comprendre ce qui était vrai alors et ce qu’on ne veut pas faire aujourd’hui.

La difficulté du travail et son recours au langage plutôt qu’aux couleurs ne le rendent-ils pas rébarbatif?

Les idées de l’artiste sont inhérentes à ses intentions, et l’art nouveau dépend presque autant du langage que de la science ou la philosophie. Il est clair que le déplacement du perceptuel au conceptuel est un déplacement du physique au mental. Quand il n’y a pas de motivation intellectuel chez le spectateur, il faut faire appel au physique (la vue, le toucher). Les non-artistes veulent souvent accompagner l’art d’autre chose parce que l’idée de l’art ne les enthousiasme pas tant que cela. Ils ont besoin de l’accompagner de stimulation physique pour rester intéressés. Mais l’artiste a pour l’art le même intérêt que le physicien pour la physique et le philosophe pour la philosophie.

Pourtant, si on accepte ton idée de l’art, et que l’artiste n’ajoute plus rien à l’univers visuel de l’homme, quel va être l’avenir de l’art?

Avant de répondre à ceci, j’aimerai faire une remarque. Les principaux courants philosophique de ce siècle manifestent un rejet total de la philosophie traditionnelle. On ne peut plus, comme autrefois, arriver à des conclusions sur l’univers. Et ni les gens cultivés, ni les jeunes n’accordent plus de crédit à la religion. Les postulats de la religion et de la philosophie traditionnelle sont devenus irréels à ce stade de développement de l’intelligence humaine. Si c’en est fini de la philosophie (et de la religion), il est possible que l’art soit viable dans la mesure où il est capable d’exister comme une tentative pure et consciente d’elle même. Il se peut que l’art soit appelé a exister à l’avenir comme une sorte de philosophie par analogie. Mais ceci ne pourra se produire que si l’art reste conscient de lui-même, et ne se préoccupe que des problèmes de l’art, aussi fluctuant qu’ils puissent être. Si l’art devient vraiment une “philosophie par analogie”, ce sera parce que la rigueur intellectuel (au niveau ce la capacité de “création” de l’artiste) est d’un niveau qualitatif égal à celui des meilleurs penseurs du passé. S’il n’y a pas de place aujourd’hui pour la vraie philosophie, alors il est clair qu’un art tentant de se faire passer pour philosophie n’aurait aucun sens non plus. Mais il se peut qu’un art s’attachant aux questions ne relevant que de l’art vienne combler ce vide dans la pensée de l’homme d’aujourd’hui.

Chambre horaire

Mercredi, mars 28th, 2007

chambre_julie.jpg

Hier soir, aprés avoir décris la position des différents groupes de meubles dans ma chambre (que j’ai appelé îlots), je me suis dit que j’allais tracer les différentes trajectoires dans cet espace pendant une journée. Puis je me suis dit que je pourrais y superposer les fuseaux horaires, comme si ma chambre était la terre (c’est un peu ma petite planète…) et par analogie, voir quels pays j’aurai visités. Je risque d’être un peu jetlag à la fin de la journée… : )

Ensuite je suis me décidée, d’ici la fin de l’année, à refaire ce voyage en grandeur nature, et donc d’acheter un billet d’avion ouvert (environ 2500 euros) pour aller dans tous les aéroports correspondants à tous les arrêts dans ma chambre.

générateur blanc

Mercredi, mars 28th, 2007

21h42. Mon appartement à la Chambre Blanche est comme une somme d’îlots disparates et éloignés qui flottent au milieu d’une immense mer de bois. D’abord il y a l’îlot bureau, éclairé par une de ces anciennes lampes en opaline verte, avec échoué sur la droite, l’ordinateur qui ne marche plus, et les câbles qui s’y rapportent, et d’autres types de câbles, transformateur et une clé Usb, appareils photos et les livres : Broken Screen, l’art conceptuel du CAPC, Cute Felt Animals, Aspect of the Theory of Syntax, et un livre de Joan Carroll Oats. La trousse à crayons rudimentaire (crayon papier, stylo à encre de chine diamètre 0.1, stylo à encre de chine diamètre 2.0, le cutter, la règle en fer, 15 cm). Et constamment des clés qui traînent, mes gants en laine orange, mon bonnet marron. L’îlot “table”, avec ses couverts, un morceau de fromage emballé, ses verres, ses tasses à moitié vides. Et ses quatre satellites, quatre chaises noires en fer. Il y a l’îlot cuisine : toute en longueur. Un gros meuble en bois brut. Au dessus les étagères et les provisions, la cuisinière à droite, l’évier à gauche. L’îlot lit, le dessus bleu foncé, une couverture vieux rose - ou est-ce une vieille couverture rose? Une veste en laine marron et beige, pour lire le soir. Cette îlot est aussi éclairé par une des lampes vertes. Au fond de la pièce un îlot moins proéminent composé d’une table basse et d’un fauteuil pour la lecture. C’est d’ailleurs sûrement celui que j’utilise le moins, mais avec le plus de plaisir. Il signifie un moment où je ne travaille pas du tout, et où je ne pense pas à travailler. Le dernier atoll est planté au fond de la pièce comme s’il avait dérivé jusque là : armoire, valise et une table où s’empile le linge propre pas encore plié. Quelle navigation parmi ces différentes portions de territoire?

Cristaux

Mercredi, mars 28th, 2007

Un dessin de cristaux de neige, pour pop-up.
cristaux2.png
Pour référence, le site “snowcristal” explique la formation des cristaux, donne des cartes d’enneigement du canada, il y a une belle galerie et on apprends aussi comment produire des cristaux artificiels.

Scénario / Générateur blanc

Lundi, mars 26th, 2007

terre.jpg

Hugo, qui programme le générateur blanc, me pose une question sur le scénario, et je me rends compte que depuis que j’ai perdu mon ordinateur, je n’ai pas re-écris ou même réfléchis à nouveau au scénario.

J’en remets ici les bases, par le biais d’un exemple :

Il existe 24 catégories de textes. Une par fuseau horaire. À chaque fois que j’écris un texte, il entre directement dans la bonne catégorie, suivant l’heure de sauvegarde.

> Un utilisateur se connecte à 18h à Paris. Il est 12h (midi) à Québec.

C’est l’heure de la personne qui se connecte qui va déterminer le point de départ pour le choix de la catégorie..

> On choisit aléatoirement un type de textes de la catégorie 12.

> La phrase est affichée.

> On calcule le nombre “x” de lettres dans cette phrase.

> On calcule le nombre de lettres du 1er mot. Ex : Enfin (5 lettres) ; ce nombre détermine le nombre de phrases générées (5)dans cette catégorie.

> On continue avec la catégorie 13h.

> On va chercher la phrase random(x) dans cette catégorie”

> On calcule le nombre “x” de lettres dans cette phrase.

> On calcule le nombre de lettres du 1er mot. Ex : Je (2 lettres) ; ce nombre détermine le nombre de phrases générées (2) dans cette catégorie.
etc.

Zone de temps/ zone de neige

Dimanche, mars 25th, 2007

niege.jpg

Le fuseau horaire est une tentative de cartographier le temps suivant des zones terrestres à l’aide des méridiens. C’est une sorte de limite immatérielle, une frontière. Une ligne qui sépare deux territoires temporels. Même s’il reste proche du Temps Universel Coordonnés, le fuseau horaire d’un pays est aussi un signe territorial : nombreux sont les pays choisissent une heure autre que celle qui leur serait destiné à priori. (l’Espagne continentale & la France sont à l’heure de l’Europe centrale, l’Afghanistan ou l’Iran…), et la décision de faire de Greenwich en Angleterre (au XIXème siècle) le premier méridien n’a rien de hasardeux… Il s’agit donc d’un système avec un premier et un dernier.

Les fuseaux horaires représentent donc un point de vue de la terre.

Et en regardant la neige qui tombe, le St. Laurent et les flots de glace migratoires qui y passent, je me dis qu’aujourd’hui, seules les glaces et les oiseaux (et les animaux en migration) traversent les fuseaux horaires sans être affectés par ces mesures..

et puis je réalise que les fuseaux sont effectivement un lecture horizontale de la planète (de droite à gauche), et non pas une cartographie verticale comme les lignes parallèles (latitude)….
SnowflakesWilsonBentley.jpg
(Snowflakes, par Wilson Bentley, Fin du XIXè siècle)
Alors, comment la neige se situe-t-elle par rapport aux parallèles, et par rapport aux fuseaux horaires?
Il ne neige quasiment pas dans les régions équatoriales et tropicales. On a coutume de considérer que les 35e parallèles délimitent cette région où seules les montagnes reçoivent de la neige. Mais les chutes de neige ne veut pas forcément dire qu’il n’y a pas de neige…On peut penser au Kilimandjaro, ou au Cayambe (en Equateur - 5 790 m), qui est régulièrement enneigé bien qu’il soit exactement à la latitude 0.

Plus on se rapproche des pôles, plus la nivosité augmente. Toutefois, la quantité de neige tombant dans les régions polaires est faible car le froid y est trop vif.

Par ailleurs, les zones côtières sont relativement épargnées par la neige. C’est donc dans les régions tempérées, continentales et montagneuses qu’on relève des chutes de neige plus importante, Suisse, Colorado, Canada…
J’ai appris aujourd’hui que “l’invention” des fuseaux a été faite par un Canadien de Montréal : Sandford Fleming, et je ne suis pas surprise que cette proposition viennent d’un canadien… On m’a dit l’autre jour que le Canada n’est pas un grand pays d’histoire, mais un grand pays de géographie… ; )
Pour finir, la carte du dégèle de la mer de glace, trouvée sur le site - très intéressant - de l’atlas du Canada, qui donne accès à toutes sorte de données sur le sujet qui m’intéresse :

- Précipitation de neige, tempêtes

- Gèle et dégèle de la mer de glace

- Explications sur le permafrost/couverture neigeuse, etc.
>http://atlas.nrcan.gc.ca/site/english/

carteneige.jpg

Paysage temporel (fin)

Samedi, mars 24th, 2007

paysage3.jpg

Shift

Vendredi, mars 23rd, 2007

Traversée Québec-Levis

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Défilement - suite de l’anim.

Jeudi, mars 22nd, 2007

Sur la rive du St. Laurent

Jeudi, mars 22nd, 2007

grille.png

Dans ma tentative de résoudre les questions que je me pose sur les liens possibles (ou comment organiser ces liens) entre fuseaux horaires, quadrillage du temps et de l’espace, défilement, et paysage, je me rends à nouveau sur les bord du St. Laurent pour filmer, avec l’aide de Mègane. J’ai envie de réaliser une séquence fragmentée (type split screen) qui serait l’écho de la fragmentation de la glace sur le fleuve. Je rentre après quelques heures dans le froid, je commence par faire une maquette sur photoshop, mais je suis fatiguée. Il est presque minuit… Je vais me coucher.

bateau.jpg

c’est l’hiver!

Mercredi, mars 21st, 2007

c’est encore l’hiver dans le lab…. il neige.

loupe.jpg

C’est le printemps!

Mardi, mars 20th, 2007

C’est aussi le printemps sur illustrator : les silhouettes hivernales de mes dessins bourgeonnent….
blossom2.jpg

Défilé

Mardi, mars 20th, 2007

Sur les bord du St. Laurent, ça défile, ça dé - file, et à cet endroit précis, il est important que le mot filer prenne sa racine dans “couler”, “s’écouler”. Et que les longs rubans de glace forment un filet.
Je regarde donc le fleuve défiler, se défiler devant moi, m’échapper. Comme quelque chose que j’aurais perdu. Ça s’éloigne. ça. Plus vite que moi. “ce phénomène, cette chose qui pourrait être là, ou peut-être pas ?”.
J’en fais l’expérience : Je marche à côté, et sans arrêt je suis dépassée. Je suis sur le bord, à côté.
Et puis ça tourbillonne, toujours dans le même sens, des petites galaxies glacées qui s’éloignent les unes des autres, se télescopent, s’évitent. se détachent et se fragmentent.
Demain je prends le bateau pour passer de l’autre côté, pour être au dessus de cette mer de glace.

Défilement

Lundi, mars 19th, 2007

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Avis de tempête

Vendredi, mars 16th, 2007

Fenêtre bureau.

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Citation

Jeudi, mars 15th, 2007

“… J’ai recours aux mots parce qu’ils vont vers le spectateur pour lui parler. Les mots viennent de nous. ils ne sont pas étrangers. Ils comblent l’écart qui sépare le spectateur de l’oeuvre. Quand je lis les mots, quand je lis un livre, c’est presque comme si l’auteur me parlait. On dirait que la page se déroule à haute voix devant moi. Qu’elle me parle. Les mots ont beau être imprimés, c’est comme s’il m’adressaient la parole.”
(Robert Barry).

Visite au musée des Beaux-Arts de Québec

Lundi, mars 12th, 2007

debroin.jpg

L’engin. Une très belle (peut-être un peu trop?) pièce de Michel de Brouin.
C’est intéressant de voir comment le 11 septembre a questionné l’art actuel, et combien se sont emparés du sujet. Je ne sais toujours pas si cette relation artiste-11 septembre est toujours honnête. Il s’agit surtout d’une relation à l’image et non pas à l’événement lui même. Et bien sur on appréhender l’un sans l’autre. Michel, lui, a choisi de parler de la relation à l’image, dans ce que l’image est censée prouver: 
La pièce est en effet une “pièce à conviction”, qui est systématiquement prise d’assaut par les enfants. Tout au long de ma visite, ils ont joués le rôle de révélateurs de l’esprit ludique de l’oeuvre, mais aussi d’instruments de la volonté assumée et efficace de parler du détournement, et du point de vue. Et ici la question du point de vue est importante. Littéralement. Si l’on rentre par une des entrées de la salle, on se trouve face à un gros oeuf policé avec des petits trous décoratifs… par l’autre entrée, on se trouve face à un réacteur d’avion. 2 versions cohabitent dans un même espace.

Google Clouds

Vendredi, mars 9th, 2007

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À la recherche d’idée pour le protocole qui structurera mon générateur de textes, je tourne en rond. Je regarde les fuseaux horaires, les explications à propos du temps, les heures, les jours, les règles, etc… tout est si aléatoire, si adapté, je finis par ouvrir Google Earth, comme si cela allait me donner de l’inspiration. Je cherche Québec, je me perds au Groenland, où m’attirent les textures neigeuses, puis je fais basculer la terre, la tête en bas, l’est à gauche, et hop, me voici maintenant à aux États-Unis. À New York, aux vues des dizaines de nappes de pique-nique qui s’étalent près du « conservatory » de Central Park, c’est l’été !

Je remonte vers Montréal, je trace à la souris le trajet que j’ai parcouru. Je continue vers Québec, je grossis l’image, pour voir lisiblement l’endroit où je me trouve actuellement. . Ma recherche de protocole est bien loin déjà… J’observe Québec. Ce sont les détails qui retiennent mon intention. le bateau dont la trajectoire trace une ligne sur le St Laurent, les quelques nuages éparpillés.

On a gardé quelques nuages, les bateaux, les vaches, certaines ombres dramatiques…

De manière générale, pour une meilleure lisibilité, la plupart de ces choses ne subsistent pas sur la carte : il n’y a pas un seul nuage quand on est au-dessus de New York, de Paris…. Pourtant, comme quelques signes champêtres, ils persistent autour de Québec, où dans des zones moins peuplées.

Même au-dessus de Hyde Park à Londres, pas un seul nuage. Juste quelques promeneurs. Le parc a des allures fantomatiques… les arbres sans feuillages (ici c’est la fin de l’automne) projettent d’immenses ombres sur la pelouse..
C’est une représentation bien étrange de la terre que j’ai sous les yeux. Très subjective finalement, avec ses propres clichés… Presque un jeu vidéo.
Qui décide quelles images seront inclues dans google earth? Lesquelles seront rejetées? Quel est le quota de nuage acceptable? Existe-t-il un protocole pour le choix de celles-ci? Si oui, lequel?

Je ferme le logiciel et retourne à mes recherches…

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1&2. Québec
3. Central Park, New York

4. Hyde Park, London