générateur blanc
Tout ce que je n’ai pas écrit sur la chambre. Tout ce que je n’ai pas encore décrit.
Ici. C’est le printemps. Est-ce vraiment le printemps? On se croirait en hiver. Les troncs et les branches des arbres restent invariablement noirs. Décharnés. nus. Le vent soulève des nuées de neige, des courants d’air froid passent au dessus des toits et plongent dans la rue. On dirait de la cendre tellement c’est petit. Je reste à observer les mouvements de l’air, c’est comme un jeu. Un jeu où on se bouscule. D’ailleurs, en bas, il y a les autos-tamponneuses, grandeur nature, sur la route glissante qui résiste au sel, les graviers étalés, à intervalles réguliers, de préférence la nuit, quand je dors, quand je ne dors pas, quand je ne dors plus. Pour cette raison. Et puis juste là, il y a aussi les marques de pneus qui quadrillent la route. Du plus blanc au centre au plus gris sur les bords. Des traînées plus ou moins profondes qui rongent l’asphalte. là encore, on pourrait penser que la ville a été recouverte de cendre. Tout est gris. Mais pas le ciel. Lui aussi invariablement de la même teinte. Bleu.