Cristaux

mars 28th, 2007

Un dessin de cristaux de neige, pour pop-up.
cristaux2.png
Pour référence, le site “snowcristal” explique la formation des cristaux, donne des cartes d’enneigement du canada, il y a une belle galerie et on apprends aussi comment produire des cristaux artificiels.

générateur blanc

mars 28th, 2007

00h25. Les gens qui travaillent à la Chambre Blanche sont en train de se préparer à partir. Maud. François. Hugo. Mégane. Sabrina. Reste Alexandre, Benham, et moi. Je suis dans le Lab. Alexandre travaille dans la galerie. Benham est dans sa chambre. Peut-être Sabrina est-elle encore là. Mais plus pour très longtemps. C’est bientôt l’heure de dîner.
00h25. Le soleil s’est caché derrière les nuages blancs qui stagnent au dessus de la ville depuis deux jours. La température s’est rafraîchit en cette fin de journée. il fait 6°. Les gens ralentissent le pas. Les heures ici semblent dicter plus qu’ailleurs le rythme des gens. C’est la fin de l’après-midi. Je regarde par la fenêtre : Les joggeurs ont disparus, les gens hâtent le pas, ils rentrent chez eux. Pour moi, il n’y a quelques pas entre le Lab, et la chambre. Je me lève et je regarde par la fenêtre.
00h25. Dans le Lab, les restes de l’installations du film regardé hier. Le vidéo projecteur, les deux grosses enceintes et les lecteur DVD. Les 3 télécommandes, toutes inutiles car aucune ne correspondait à l’appareil. Puis il y a aussi les tasses vides. Le DVD qui traîne. Un couteau en plastique. Le Thermos. Un trousseau de clés - les miennes. De la monnaie pour la soupe de midi. Une paire de dossiers pour les concours puis un dictionnaire ouvert à la page dérive-dérouiller.

00h25. Il est 00h25. Il est 00h25 à Paris. À Lyon. Il est 18h25 à la Chambre Blanche.

Générateur blanc

mars 27th, 2007

19h. Aujourd’hui, la basse ville est humide. grise. Un fin brouillard la parcourt en longueur. Il fait bon pourtant. 9°. Je sors de la chambre Blanche vers 19h. Je prends la rue des voltigeurs en direction de la haute ville, et je m’aperçois d’une chose : la ville rouille.
Toute la ville.
Dans chaque fissure, dans chaque interstice du trottoir, des murs en tôle ou dans le béton, parmi les pierres au bas des maisons et aussi dans le bois, la rouille s’est développée. Elle perce même la neige qui résiste par-ci par là.
La rouille. Elle habite la ville, la squatte et la ponctue. Elle en dessine les contours. Elle prouve son existence à chacun de mes pas, à chaque coin de rue. Elle souligne, tire des traits, marque et scarifie les moindres coupures laissées par le froid. Elle dégouline le long des rues en pente. Elle laisse des strates de couleurs brunes et rousses le long des caniveau.
Je pense : il n’y a pas de plaques d’égouts à Québec. non. Ou presque pas. l’eau s’écoule. la rouille avec elle. jusqu’où?

Showtime!

mars 27th, 2007

LLC2.jpg

LLC.jpg

Ce soir, à la rotonde/grand théâtre de Québec, Sylvie m’emmène voir Louise Lecavalier dans 3 pièces chorégraphiques, toutes les trois différentes, toutes les trois magnifiques. Ce qui me reste : la poésie de la première, l’humour de la deuxième.

Mais dans la dernière, ce qui m’a interpellé, c’est la série d’implosions qui secouent à peine le corps de la danseuse. Comme si on avait visuellement mesuré l’impact, sur un corps, d’un temps qui s’étire au maximum. Comme si le corps meurtrit par cette élongation, c’était recroquevillé, arc-bouté : un corps handicapé par le temps.

Scénario / Générateur blanc

mars 26th, 2007

terre.jpg

Hugo, qui programme le générateur blanc, me pose une question sur le scénario, et je me rends compte que depuis que j’ai perdu mon ordinateur, je n’ai pas re-écris ou même réfléchis à nouveau au scénario.

J’en remets ici les bases, par le biais d’un exemple :

Il existe 24 catégories de textes. Une par fuseau horaire. À chaque fois que j’écris un texte, il entre directement dans la bonne catégorie, suivant l’heure de sauvegarde.

> Un utilisateur se connecte à 18h à Paris. Il est 12h (midi) à Québec.

C’est l’heure de la personne qui se connecte qui va déterminer le point de départ pour le choix de la catégorie..

> On choisit aléatoirement un type de textes de la catégorie 12.

> La phrase est affichée.

> On calcule le nombre “x” de lettres dans cette phrase.

> On calcule le nombre de lettres du 1er mot. Ex : Enfin (5 lettres) ; ce nombre détermine le nombre de phrases générées (5)dans cette catégorie.

> On continue avec la catégorie 13h.

> On va chercher la phrase random(x) dans cette catégorie”

> On calcule le nombre “x” de lettres dans cette phrase.

> On calcule le nombre de lettres du 1er mot. Ex : Je (2 lettres) ; ce nombre détermine le nombre de phrases générées (2) dans cette catégorie.
etc.

Position

mars 25th, 2007

Ville de Québec :
Latitude / 46°48′ N
Longitude / 71°23′ O
Fuseau horaire / UTC-5

Zone de temps/ zone de neige

mars 25th, 2007

niege.jpg

Le fuseau horaire est une tentative de cartographier le temps suivant des zones terrestres à l’aide des méridiens. C’est une sorte de limite immatérielle, une frontière. Une ligne qui sépare deux territoires temporels. Même s’il reste proche du Temps Universel Coordonnés, le fuseau horaire d’un pays est aussi un signe territorial : nombreux sont les pays choisissent une heure autre que celle qui leur serait destiné à priori. (l’Espagne continentale & la France sont à l’heure de l’Europe centrale, l’Afghanistan ou l’Iran…), et la décision de faire de Greenwich en Angleterre (au XIXème siècle) le premier méridien n’a rien de hasardeux… Il s’agit donc d’un système avec un premier et un dernier.

Les fuseaux horaires représentent donc un point de vue de la terre.

Et en regardant la neige qui tombe, le St. Laurent et les flots de glace migratoires qui y passent, je me dis qu’aujourd’hui, seules les glaces et les oiseaux (et les animaux en migration) traversent les fuseaux horaires sans être affectés par ces mesures..

et puis je réalise que les fuseaux sont effectivement un lecture horizontale de la planète (de droite à gauche), et non pas une cartographie verticale comme les lignes parallèles (latitude)….
SnowflakesWilsonBentley.jpg
(Snowflakes, par Wilson Bentley, Fin du XIXè siècle)
Alors, comment la neige se situe-t-elle par rapport aux parallèles, et par rapport aux fuseaux horaires?
Il ne neige quasiment pas dans les régions équatoriales et tropicales. On a coutume de considérer que les 35e parallèles délimitent cette région où seules les montagnes reçoivent de la neige. Mais les chutes de neige ne veut pas forcément dire qu’il n’y a pas de neige…On peut penser au Kilimandjaro, ou au Cayambe (en Equateur - 5 790 m), qui est régulièrement enneigé bien qu’il soit exactement à la latitude 0.

Plus on se rapproche des pôles, plus la nivosité augmente. Toutefois, la quantité de neige tombant dans les régions polaires est faible car le froid y est trop vif.

Par ailleurs, les zones côtières sont relativement épargnées par la neige. C’est donc dans les régions tempérées, continentales et montagneuses qu’on relève des chutes de neige plus importante, Suisse, Colorado, Canada…
J’ai appris aujourd’hui que “l’invention” des fuseaux a été faite par un Canadien de Montréal : Sandford Fleming, et je ne suis pas surprise que cette proposition viennent d’un canadien… On m’a dit l’autre jour que le Canada n’est pas un grand pays d’histoire, mais un grand pays de géographie… ; )
Pour finir, la carte du dégèle de la mer de glace, trouvée sur le site - très intéressant - de l’atlas du Canada, qui donne accès à toutes sorte de données sur le sujet qui m’intéresse :

- Précipitation de neige, tempêtes

- Gèle et dégèle de la mer de glace

- Explications sur le permafrost/couverture neigeuse, etc.
>http://atlas.nrcan.gc.ca/site/english/

carteneige.jpg

Paysage temporel (fin)

mars 24th, 2007

paysage3.jpg

générateur blanc

mars 24th, 2007

08h17. Le matin, après avoir petit-déjeuné, je vais au Lab. Je descends les escaliers jaunes jusqu’au premier pallier, et je tape le #, puis le 2, et je compose le code. Puis je remonte les escaliers et j’ouvre la serrure du bas. Je mets toujours un temps pour trouver quelle des 7 clés du trousseau entre dans la serrure.
Aujourd’hui le Lab a été nettoyé. Pas de billes de polyester sur le sol, pas de loupe. Pas de composants d’ordinateur qui débordent d’un carton.
Le sol a été lavé ou balayé. Mais quand je rentre, c’est toujours la même odeur de caoutchouc tiède. Il me faut un temps pour m’habituer, et parfois quand la température le permet, j’ouvre le vasistas pour aérer. La chaleur des ordinateurs et du serveur irrémédiablement allumés garde la pièce dans une chaleur constante et agréable.

Shift

mars 23rd, 2007

Traversée Québec-Levis

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générateur blanc

mars 23rd, 2007

12h20. dehors le soleil brille. Je regarde la température de loin, je regarde la température sur l’ordinateur. -2 degrés. Je suis sortie ce matin, pour la première fois sans gants. les rues étaient sèchent comme du papier de verre, pleine de gravillons laissés là par les ruisseaux d’eau qui ont quadrillés la ville pendant un temps. Les rues qui mènent au port, sous les bretelles d’autoroute sentaient presque le printemps.
Le port était encore en hiver, avec les neiges fondues, les eaux qui charrient leurs tonnes de glace, le bruit du Ferry qui crisse et casse, et concasse la glace à chaque passage. Mais petit à petit, le fleuve semble reprendre le dessus sur la glace venant du nord. Il malmène les blocs de glace, les fragmente encore plus, les retourne. certains blocs laissent voir leurs entrailles, d’un bleu transparent et sans tâche, celui d’une vitre opaque bien astiquée. Ceux échoués sur les berges se tiennent encore comme des bunkers imprenables. Car c’est la guerre en bas. Entre le solide et le liquide, entre le chaud et le froid. C’est une opposition de nature, d’essence, de vitesse et de lenteur. C’est la guerre. Et le printemps ne va pas tarder à la gagner, malgré la résistance qui lui est opposée.

Défilement - suite de l’anim.

mars 22nd, 2007

générateur blanc

mars 22nd, 2007

17h40.
Le bruit de l’imprimante. 8 pas de mon siège à la porte. À la cinquième enjambée, si j’étends le bras droit, je peux faire cesser le bruit.
17h43.
Un fond sonore des enceintes de l’ordinateur. 12 pas de la porte du Lab à la porte de ma chambre. 8 pas avant l’angle du couloir (il tourne vers la gauche). À deux enjambées de l’angle, si j’étends le bras droit, je peux dessiner sur la buée de la fenêtre.
17h45.
Aucun bruit. 9 pas entre la porte de la chambre et mon lit. Si j’étends le bras droit, je peux fermer la lumière de la lampe de chevet.
17h57.
Les bruits étouffés de la rue. 6 pas entre mon lit et l’évier. Si j’étends mon bras droit, je peux voir l’eau s’écouler dans ma main, puis boire.
17h59.
Le plancher qui craque au 4ème pas sur les 8 pas qui séparent l’évier et le bureau à côté de la porte. Si j’étends le bras droit, je peux me saisir de mon manteau et de mon bonnet. Dehors il pleut.

générateur blanc

mars 22nd, 2007

18h01.
Les bruits de marteau en bas dans la galerie où Alexandre installe son travail. 12 pas de la porte de ma chambre à la porte du Lab, 6 pas de la porte du Lab aux escaliers, 19 marches, 16 enjambées pour arriver sur le palier du premier étage. Si j’étends le bras droit, je peux activer l’alarme avant de sortir.
18h04.
Le bip-bip strident de l’alarme. 7 marches, 6 enjambées pour arriver à la porte sur le palier du rez-de-Chaussée. Si j’étends le bras droit, je peux ouvrir la porte d’entrée verte.
18h06.
Les bruits de pas sur la neige fondue.

Sur la rive du St. Laurent

mars 22nd, 2007

grille.png

Dans ma tentative de résoudre les questions que je me pose sur les liens possibles (ou comment organiser ces liens) entre fuseaux horaires, quadrillage du temps et de l’espace, défilement, et paysage, je me rends à nouveau sur les bord du St. Laurent pour filmer, avec l’aide de Mègane. J’ai envie de réaliser une séquence fragmentée (type split screen) qui serait l’écho de la fragmentation de la glace sur le fleuve. Je rentre après quelques heures dans le froid, je commence par faire une maquette sur photoshop, mais je suis fatiguée. Il est presque minuit… Je vais me coucher.

bateau.jpg

générateur blanc

mars 21st, 2007

04h08. Dehors quand il ne neige pas, il gèle. c’est blanc et gris.
Dans le labo, tout est coi. Il y a des objets qui ont changés de place. Une pile de CD sur le fauteuil orange. Un appareil photos à la droite de mon ordinateur. Ma tasse de thé aussi. Les carnets de notes format passeport. Des notes de voyages donc.
Derrière moi - je me retourne - un gros carton par terre, à moitié ouvert, d’où débordent des billes de polyester blanches. De la neige artificielle. Il neige aussi dans le lab.
Cette neige synthétique et scintillante recouvre et protège, fait écran à ce qui se trouve en dessous. À droite, à côté, sur le sol, il y a une loupe. Une loupe grossissante, comme si on l’avait placée là sciemment, pour interroger les gens qui passeraient par là. Pour qu’ils étendent la main pour s’en saisir. Pour qu’ils s’accroupissent. Pour qu’ils se retournent rapidement pour voir qu’il n’y a personne pour les surprendre dans une situation un peu ridicule. Pour qu’il dirige la loupe vers cette neige factice et s’interroge : Pourquoi?
Mais personne ne passe par là, il n’y a que moi.
Je me lève et me dirige vers la loupe, je m’accroupis. Je ne me retourne pas : personne ne passe par là. oui mais si, non personne ne passe par là, surtout à cette heure ci. Je ne me saisis pas de la loupe, je regarde ce qu’elle magnifie : La structure en nid d’abeille du revêtement de sol. Je n’avais jamais remarqué ce quadrillage. Je compte. Chaque plaque de ce revêtement est constituée de 130 nids dans sa largeur, et deux fois plus dans la longueur, soit - je prends ma calculette - soit 1040 nids. Il y a 3 largeurs de plaques dans le bureau, et 5 longueurs. Soit 15 x 1040=15600. Je foule tous les jours 15600 nids. Je remercie la loupe de m’avoir donnée cette information, et je retourne à mon bureau.

c’est l’hiver!

mars 21st, 2007

c’est encore l’hiver dans le lab…. il neige.

loupe.jpg

C’est le printemps!

mars 20th, 2007

C’est aussi le printemps sur illustrator : les silhouettes hivernales de mes dessins bourgeonnent….
blossom2.jpg

Défilé

mars 20th, 2007

Sur les bord du St. Laurent, ça défile, ça dé - file, et à cet endroit précis, il est important que le mot filer prenne sa racine dans “couler”, “s’écouler”. Et que les longs rubans de glace forment un filet.
Je regarde donc le fleuve défiler, se défiler devant moi, m’échapper. Comme quelque chose que j’aurais perdu. Ça s’éloigne. ça. Plus vite que moi. “ce phénomène, cette chose qui pourrait être là, ou peut-être pas ?”.
J’en fais l’expérience : Je marche à côté, et sans arrêt je suis dépassée. Je suis sur le bord, à côté.
Et puis ça tourbillonne, toujours dans le même sens, des petites galaxies glacées qui s’éloignent les unes des autres, se télescopent, s’évitent. se détachent et se fragmentent.
Demain je prends le bateau pour passer de l’autre côté, pour être au dessus de cette mer de glace.

Défilement

mars 19th, 2007

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