pourquoi une bande-annonce ?

juin 23rd, 2008


projet iceberg - trailer from Marie Deshift on Vimeo

Je crois que je voulais présenter le projet en incluant des aspects multiples. Je ne voulais pas choisir un seul axe, par exemple “logistique/faisabilité”, “concepts/théorie”, ni faire le résumé de “ce qui a été fait/ce qui reste à faire”. Ce que je voulais, c’est évoquer aussi le making of, et ce que le projet nous amène à mettre en place – pas seulement pour fabriquer la matière à exposer elle-même. Je voulais évoquer toutes les recherches, tous les tâtonnements, et tout ce qui, en parallèle, nourrit le projet. (enfin, pas tout… rassurez-vous).

AntiVj

juin 2nd, 2008

Un très beau projet qui vient de mettre envoyé par Joannie, par le biais de mon blog..
Installation for clubtransmediale 07, Berlin.
Sculpture by Visomat Inc - Light Sculpture by Joanie Lemercier.

> http://www.antivj.com/clubtransmediale/index.htm

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Expo à la Galerie Duplex (Toulouse)

mai 25th, 2008

Quelques photos, autour de “dérives”

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Et la couverture du livret qui reprend le déplié de l’iceberg.

Alice au pays des merveilles vs Oz

mai 22nd, 2008


Après discussion avec Jocelyn (qui a pris ces photos du projet “Dérives”) on a choisi quelle photo présenter pdt l’expo à Duplex. On s’est décidé à n’en mettre qu’une seule, celle ci-dessus, en extérieure… et de la faire tirer en un format moyen (70 x 100 cm), l’installer sur le mur du fond de la galerie, légèrement excentrée, avec peu de lumière.
Ça a été dur de choisir entre celle dite “Labo” (intérieur, iceberg couché..), et moins avec les autres qui sont moins opérantes. Par contre on est tombé d’accord sur le fait qu’il faudrait surement une deuxième séance de photos à Tizé, pour revisiter des stations de type observations, celles des “pauses-combats”, ou pour en expérimenter encore d’autres nouvelles.
La question du son dans l’espace de l’expo a aussi été remise en jeux, avec un déplacement de celui-ci en deux points de l’espace. par alternance, du côté de l’animation “Hyp-n-oz”, puis du côté de la photo.

Les photos laissées de côté..

… Et une pour le fun…

Atelier maquette

mai 20th, 2008

Expo Duplex toujours. Je suis en train de travailler sur une maquette de siège et de table qui accueillera un ordinateur qui propose la version alternative de l’exposition (où plutôt toutes les versions potentielles de l’expo + celles qui n’ont pas été retenues).

J’ai décidé de leur donner une apparence assez proche de celui de la forme et un volume d’iceberg, mais sans tomber trop dans l’illustration…
Au départ, je voulais disposer la maquette (petit format) de l’iceberg dans l’espace, mais cela aurait été redondant avec la photo.
Les petits modèles faits ce soir…

Desrives - mise à l’eau

avril 21st, 2008

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Dérives

avril 20th, 2008

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Dérives (Shifting), Tizé. Photo : Jocelyn Cottencin

Dérives, le montage

avril 19th, 2008

Tizé. Quelques photos prisent par Jocelyn & moi à Rennes pendant le montage de la performance “Dérive”. Arrivée à Tizé, montage de l’iceberg dans l’espace d’Au bout du plongeoir, et divers essais pour la mise à l’eau de demain. La suite demain matin donc, à 6h (eurgh).

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Jeudi 16 / Vendredi 17 Avril 08 : Performance, Au bout du plongeoir : la Vilaine & un iceberg

avril 19th, 2008

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“Dérive” : une performance réalisée dans le cadre des promenades d’artistes entre Rennes & le domaine de Tizé. Ces performances sont initiées par Au bout du plongeoir & lieux Communs.
RDV donc au Domaine de Tizé, jeudi après-midi, pour la construction, ou vendredi, à l’Aube, pour une promenade hors norme.

& fin

avril 16th, 2008

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Fin de la construction de la maquette, ce temps aura été un mix entre Ed Wood, Merzbau, Gondry et hirschhorn..
La maquette a été emballée, et je pars aux aurores à Rennes.
La suite : reconstruction, au Domaine de Tizé, puis dérive à l’aube vendredi, sur la Vilaine. Pour moi la performance a commencé il y a 6 jours, avec la construction de l’iceberg, demain et après demain n’en sont que la continuité.. Mais la mise à l’eau sera une étape importante : je me jette à l’eau, jusqu’où ce projet aura-t-il dérivé?

Suite

avril 15th, 2008

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Il manque deux pièces à l’iceberg, je n’ai plus de polystyrène, donc fini pour ce soir… Suite et fin demain.
J’aimerai être mes voisins d’en face, savoir ce qu’il voit par la fenêtre..

Iceberg - 4ème & avant dernier jour (dernière nuit)

avril 14th, 2008

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Quelques photos de la maquette presque finie, j’y ai passé la journée, et une bonne partie de la nuit. Selon mes calculs, il devait faire 1m75 de haut… et sa hauteur dépasse finalement les 2m, je ne sais pas comment c’est possible.
Ça devient difficile de circuler! Lorsque je travaille à mon bureau, l’iceberg est collé contre ma chaise, et j’ai l’impression d’avoir quelqu’un qui regarde constamment par-dessus mon épaule…
Demain, je me remets à travailler (aussi) sur le projet pour le 104, et sur l’expo pour Duplex ; )

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De la maquette aux tests grandeur nature

avril 12th, 2008

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De retour de Rennes, où j’ai passé un moment avec Lieux communs et Au bout du plongeoir, j’ai commencé à construire hier une version grandeur nature de mon iceberg, avec du polystyrène lisse et légèrement jaune… J’ai commencé par un test avec les 5 pièces du haut.

Modèle pour iceberg en papier

avril 11th, 2008

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Une maquette pour la publication du projet au bout du plongeoir, c’est une des possibilités pour fabriquer un iceberg en papier.. mais aussi ce modèle me donne les cotes exactes pour la construction du volume grandeur nature.

Last Iceberg - All things move toward their end

février 10th, 2008

Un lien, envoyé en décembre par Claude Le berre, que je n’avais pas eu le temps de mettre en ligne (Merci Claude!) : celui du site de Camille Seaman, dédié au projet “Last Iceberg”.

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http://www.camilleseaman.com/Artist.asp?ArtistID=3258&Akey=WX679BJN

Dans un tout autre domaine, il y a cette peinture sur la couverture de “The Narrative of Arthur Gordon Pym of Nantucket” d’Allan Poe, qui me faisait un clin d’œil depuis que j’en ai commencé la lecture… Peinture de Frederic Edwin Church, peintre paysagiste-pompier du 19ème… Les icebergs ont vraiment fasciné de tout temps, et il me semble que les diverses esthétiques engendrées et au travers des différents médiums utilisés, ils ont toujours eu un côté pompier…

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Snow show

janvier 28th, 2008

Quelques images du Snow show, une manifestation qui a lieu tous les ans en Italie pendant l’hiver….
> www.thesnowshow.com/
C’est Lawrence Weiner (avec Enrique Norton), bien sur, qui retient mon intérêt, avec “Obscured Horizons” en 2004.

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symétrie 2.0

janvier 28th, 2008

Je voudrais maintenant me demander si le principe formel de symétrie distordante peut être relevé dans le domaine du web 2.0, et en particulier dans la pratique du social networking à travers les sites communautaires ou à identifiant personalisé (facebook, myspace, flickr, etc.).

Ces sites se présentent tous comme des zones semi-privées, puisque la plupart des fonctionalités sont circonscrites à l’intérieur du territoire “loggé”. Par exemple sur Myspace, on ne peut pas regarder les albums photos des profils en tant que simple visiteur. Sur Facebook, on ne peut pas voir les profils des utilisateurs qui ne sont pas des “amis”. Donc, en plus d’être loggé, il faut être inscrit dans un tissu social minimum – c’est à dire Facebook exige une pratique active de la communauté. Sur Flickr, on peut consulter toutes les images depuis l’extérieur. La partie sous login correspond aux fonctions de bookmarking, et de mise en ligne. Tout le monde peut voir, mais seulement l’utilisateur loggé peut montrer (ses propres images comme un artiste, ou celles qu’il a sélectionnées comme un curateur).

Le rituel du login assigne au user une identité unique. Le login se fait parfois sur une page intercalée entre la homepage “anonyme” et la homepage “personelle”. Cette page de sas induit un temps d’arrêt dans la navigation, elle fait rupture entre un monde public et générique et un monde identifié dans lequel le user et sa machine (plus particulièrement : son accès réseau) sont la même entité.

On voit donc que ce protocole définit les sites communautaires comme des géographies circonscrites, et qu’il transforme le user en un personnage de ce territoire. Est-il possible de relever des réflections, des points correspondants et distordus entre ce personnage et le user qu’il dédouble ? Est-ce que la symétrie elle-même – comme c’est le cas pour le monde du dessous dans le film expressionniste – engendre la distorsion ?

En se loggant, le user se trouve résumé par les qualifiants proposés par le site communautaire.

Bien que le principe fondateur du site communautaire soit une base de profils personnalisables, les qualifiants proposés en QCM par le site lui-même sont souvent basiques. C’est comme si on cherchait à établir des points communs, et non des différences entre les portraits. Sur Myspace, on est soit célibataire, soit libertin, soit en couple, soit heureux parent, mais on ne peut pas créer de cas alternatif (”autres” n’existe pas). Pour pousser plus loin la customisation du profil, il faut apprendre le “code”, ce qui peut éventuellement engendrer, comme le critère de popularité, un modèle de hiérarchie sociale.

Néanmoins, d’autres aspects du profil peuvent mettre en jeu des domaines de définition extrêmement vastes, comme les goûts musicaux par exemple. Le profil user de LastFM est pondéré en continu par la totalité des écoutes sur l’iTunes de l’ordinateur. La finalité du service est de créer pour chaque profil un flux musical personnalisé (une “radio”) qui se fonde sur la comptabilité des écoutes pour proposer des artistes de même tendance. Il y a dans ce cas une incidence directe et automatique des données recupérées du monde réel sur le profil loggé. Ce processus donne le jour à une playlist, c’est à dire à quelque chose que l’on considère aujourd’hui comme un acte créatif et expressif. Pour cela, le programme se nourrit de l’activité et les choix du user dans son espace réel – et même, d’une forme d’intimité : la musique que le user aime écouter dans “son” monde. Puis, il digère de manière logicielle cette information. Algorythmes, analyse matricielle des préférences peuvent probablement être combinés avec des impératifs commerciaux et promotionnels, comme la prime diffusion de morceaux libres de droits. Et finalement, il va intervenir dans l’espace réel du user, si celui-ci “allume” la radio, pendant qu’il travaille par exemple.

En termes de mystère, d’irrationalité et de complexité, est ce que le monde du dessous ne serait pas plutôt le monde réel, tandis que le monde loggé ressemblerait au monde connu et rassurant du dessus ?

symetrie

janvier 23rd, 2008

La dualite dessus (emergeant) et dessous (immersion) peut rapprocher le projet Iceberg de pas mal de scenarii de cinema. Ceux qui m’interessent en particulier sont ceux des films expressionistes, car ils sont typiques d’une opposition entre deux figures ou deux mondes. Par exemple on peut penser au Septieme sceau, a Nosferatu ou a Frankenstein, Dr Jeckill et Mr Hyde, Le portrait de Dorian Gray. Il me semble que dans les deux premiers l’opposition entre le monde connu des humains et le monde effrayant des monstres correspond a une geographie. Il y a un territoire fantastique, on y accede par une porte defendue ou un charme, mais la magie correspond a un espace. Dans les trois autres films, Frankenstein, Dr Jeckyll, Dorian Gray, l’anormal/le deviant s’incarne dans le personnage lui-meme : le monstre de Frankenstein, le double Mr Hyde, le portrait defigure. Le fait que dans ce cas, la charge surnaturelle et monstrueuse soit portee par une image est particulierement interessante.

Qu’il s agisse d un territoire parallele ou d’une opposition entre un individu et son double, je voudrais definir une sorte de symetrie entre la normalite de depart (le dessus) et l’anormalite a decouvrir (le dessous). Cette symetrie apparait dans les points de reflection entre le monstre et le heros. Dans deux des trois films, il s’agit du meme personnage qui se dedouble, le declencheur est une experience initiatique (la science, l’art). C est en cherchant a se depasser que le heros se perd - on peut faire un rapprochement avec tous les heros marvel, victimes de rayons nucleaires, de combinaisons chimiques, de manipulations genetiques…

Je pense que l’on peut aussi etablir une symetrie entre le docteur Frankenstein et sa creature. Par exemple sur la maniere d’envisager l’amour : pour le jeune docteur, c’est un mariage avec une fonction sociale importante, on voit les invites, c’est un evenement public, et le jeune homme le dedaigne par passion de ses recherches. Pour la creature  c’est une forme simple et primitive, dont l’objet est quelqu un qui ne voit pas, qui est dans le film traitee par une ellipse - on ne voit pas la mort de la petite fille - donc on ne peut pas envisager de manifestation plus secrete. La creature est poussee par son instinct et sa curiosite, elle n’est pas moins soumise a cette soif d’apprendre que le docteur lui-meme.

Mais si les points de reflection existent, ils sont souvent le fruit d’une exageration, d’une inversion, d’une mutation qui va rendre le reflet contre-nature. Je pense que la symetrie entre le dessus et le dessous est forcement distordante.

Dans le film de M. Night Shyamalan Unbreakable, le personnage de l’homme de verre cherche son double. Il pre-suppose que ce double existe car il se definit d’emblee dans une logique de scenario expressionniste, avec une symetrie distordante. Et donc il va provoquer des cataclysmes (des evenements de dessous : le deraillement d’un train par exemple) pour reveler le double du dessus (Bruce Willis qui survit au crash). Ce qui est interessant dans le film americain, c est qu il y a souvent une representation de l’american way of life, plus ou moins critique. Ici, B Willis acquiert lui-meme une symetrie interne : il est un type normal en instance de divorce le jour, et la nuit le veilleur qui sauve la famille bourgeoise urbaine.

Dans les scenarios de personnage double, il y a souvent une tierce personne qui est a la fois le temoin et la victime collaterale de l’affrontement entre la psyche du dessus et celle du dessous. La jeune chanteuse dans le portrait de Dorian Gray qui se suicide par exemple. Plus le heros est projete dans le tiraillement de ses identites, plus le personnage temoin est egal a lui-meme, comme un etalon zero qui fait neutralite entre les volte-face.

Ce personnage pourrait etre la ligne de reference de la symetrie distordante. S’il disparait - car l’objet distordu gagne a cet instant une autonomie effrayante, et s’affranchit de ses conditions  d apparition - alors le souvenir de ce repere de construction persiste. Le profil griffone de Sybil est sur la partition qu’elle chantait.