{"id":17,"date":"2003-08-04T16:38:11","date_gmt":"2003-08-04T14:38:11","guid":{"rendered":"http:\/\/incident.net\/users\/julie\/wordpress\/archives\/17"},"modified":"2012-05-11T13:31:48","modified_gmt":"2012-05-11T12:31:48","slug":"inabsentia","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/incident.net\/users\/julie\/wordpress\/?p=17","title":{"rendered":"Inabsentia (2003)"},"content":{"rendered":"<p><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/incident.net\/users\/julie\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2006\/08\/inab1.jpg\" alt=\"inab\" \/><br \/>\n&gt; Vid\u00c3\u00a9o sc\u00c3\u00a9nario :<\/p>\n<p>Qu&rsquo;est ce qu&rsquo;un projet hyper-narratif ?<br \/>\nQuelles en sont les caract\u00c3\u00a9ristiques ? Comment variation et narration coexistent-elles ? Une hypernarration serait-elle toutes les possibilit\u00c3\u00a9s de trajets \u00c3\u00a0 travers une base de donn\u00c3\u00a9es, \u00c3\u00a9tablies par telle ou telle interface ?<br \/>\nLe probl\u00c3\u00a8me pour l\u00e2\u20ac\u2122artiste est ainsi d\u00c3\u00a9multipli\u00c3\u00a9 : comment produire un sens variable ? Comment faire en sorte que la narration et le sens sur-vivent \u00c3\u00a0 cette variation ?<\/p>\n<p>La vid\u00c3\u00a9o lin\u00c3\u00a9aire \u00ab\u00a0In absentia\u00a0\u00bb, propose un sc\u00c3\u00a9nario lin\u00c3\u00a9aire au projet g\u00c3\u00a9n\u00c3\u00a9ratif et interactif \u00ab\u00a0InAbsentia\u00a0\u00bb qui agira en tant que variation de celle-ci. Elle se regarde comme la vid\u00c3\u00a9o id\u00c3\u00a9ale du g\u00c3\u00a9n\u00c3\u00a9rateur.<\/p>\n<p>&gt; <a href=\"http:\/\/incident.net\/video\/mov\/inabsentia\/\">Voir la vid\u00c3\u00a9o<\/a><\/p>\n<p>\u00c3\u20ac propos de InAbsentia :<\/p>\n<p>\u00e2\u20ac\u00a2 Sc\u00c3\u00a9nario :<br \/>\nInAbsentia, recherche pratique li\u00c3\u00a9e \u00c3\u00a0 mon m\u00c3\u00a9moire de DEA, est un projet interactif off-line qui pr\u00c3\u00a9sente les dessins que j&rsquo;ai produit ces deux derni\u00c3\u00a8res ann\u00c3\u00a9es, soit environ 1200 objets en noir et blanc. Ces dessins ont \u00c3\u00a9t\u00c3\u00a9 cat\u00c3\u00a9goris\u00c3\u00a9s. Le mode de s\u00c3\u00a9lection est simple : \u00c3\u00a0 partir de 3 objets identiques (ex : trois horloges, trois \u00c3\u00a9crans d&rsquo;ordinateur, dix pommes&#8230;) une cat\u00c3\u00a9gorie est form\u00c3\u00a9e. Certaines cat\u00c3\u00a9gories poss\u00c3\u00a8dent 3 objets, certaines plus de 50.<br \/>\nEn l&rsquo;absence de joueur, le projet agit comme une vid\u00c3\u00a9o lin\u00c3\u00a9aire (sur \u00c3\u00a9cran ou projet\u00c3\u00a9e, selon l\u00e2\u20ac\u2122installation). Le rythme est donn\u00c3\u00a9 par des samples du morceau \u00c2\u00ab Nagoya Marimbas \u00c2\u00bb de Steve Reich. Cette musique a \u00c3\u00a9t\u00c3\u00a9 choisie pour sa sp\u00c3\u00a9cificit\u00c3\u00a9 d&rsquo;\u00c3\u00a9chantillonnage et de r\u00c3\u00a9p\u00c3\u00a9tition. \u00c3\u20ac chaque son de la bande est associ\u00c3\u00a9e une cat\u00c3\u00a9gorie.<br \/>\nAu d\u00c3\u00a9clenchement de la vid\u00c3\u00a9o, l\u00e2\u20ac\u2122application choisit al\u00c3\u00a9atoirement un dessin dans chaque cat\u00c3\u00a9gorie et l&rsquo;applique \u00c3\u00a0 chaque son.<br \/>\nNous sommes donc en pr\u00c3\u00a9sence d\u00e2\u20ac\u2122une musique continue et d\u00e2\u20ac\u2122un d\u00c3\u00a9filement de dessins au centre de l\u00e2\u20ac\u2122\u00c3\u00a9cran. Une vid\u00c3\u00a9o diff\u00c3\u00a9rente est g\u00c3\u00a9n\u00c3\u00a9r\u00c3\u00a9e \u00c3\u00a0 chaque fois.<br \/>\nSi un utilisateur agit \u00c3\u00a0 tout moment en effleurant un objet avec la souris, la note jou\u00c3\u00a9e \u00c3\u00a0 cet instant se met \u00c3\u00a0 tourner en boucle et, sur l&rsquo;\u00c3\u00a9cran, d\u00c3\u00a9file non plus un dessin de chaque cat\u00c3\u00a9gorie l&rsquo;une apr\u00c3\u00a8s l&rsquo;autre mais tous les objets de la cat\u00c3\u00a9gorie jou\u00c3\u00a9e \u00c3\u00a0 cet instant.<br \/>\nSi l&rsquo;utilisateur sort de la zone sensible, la vid\u00c3\u00a9o continue comme auparavant.<\/p>\n<p>\u00e2\u20ac\u00a2 Images sources :<br \/>\nLa premi\u00c3\u00a8re difficult\u00c3\u00a9 d\u00e2\u20ac\u2122un travail par ordinateur qui utilise des dessins se pose d\u00e2\u20ac\u2122embl\u00c3\u00a9e : comment justifier l\u00e2\u20ac\u2122utilisation de mat\u00c3\u00a9riaux dessin\u00c3\u00a9s au pr\u00c3\u00a9alable puis num\u00c3\u00a9ris\u00c3\u00a9s, puisque l\u00e2\u20ac\u2122ordinateur poss\u00c3\u00a8de ses propres outils de dessin (vectoriel).<br \/>\nSi ma pratique de la notation dessin\u00c3\u00a9e et de la mise en collection des objets dessin\u00c3\u00a9s sont post-InAbsentia, le choix de les utiliser pour ce travail informatique \u00c3\u00a9tait coh\u00c3\u00a9rent : mes carnets remplis de dessins constituaient d\u00c3\u00a9j\u00c3\u00a0 une v\u00c3\u00a9ritable base de donn\u00c3\u00a9es.<br \/>\nOr si la num\u00c3\u00a9risation d\u00e2\u20ac\u2122informations est le premier pas vers une abstraction de leur r\u00c3\u00a9alit\u00c3\u00a9, le deuxi\u00c3\u00a8me, forc\u00c3\u00a9, est encr\u00c3\u00a9 dans la structure et le traitement de ces informations \u00c3\u00a0 l\u00e2\u20ac\u2122int\u00c3\u00a9rieur de l\u00e2\u20ac\u2122ordinateur. Je veux ici parler plus pr\u00c3\u00a9cis\u00c3\u00a9ment de l\u00e2\u20ac\u2122abstraction des mod\u00c3\u00a8les par la classification de l\u00e2\u20ac\u2122information, en particulier dans une base de donn\u00c3\u00a9es.<br \/>\nUn ordinateur fonctionne simplement : il poss\u00c3\u00a8de des informations, un programme les lit, ex\u00c3\u00a9cute un algorithme puis g\u00c3\u00a9n\u00c3\u00a8re de nouvelles informations. Ces informations sont parfois cr\u00c3\u00a9\u00c3\u00a9es directement dans un programme ou bien num\u00c3\u00a9ris\u00c3\u00a9es, elles sont ensuite class\u00c3\u00a9es, organis\u00c3\u00a9es, index\u00c3\u00a9es. Une base de donn\u00c3\u00a9es est une liste d\u00e2\u20ac\u2122objets \/ datas qui ne sont pas hi\u00c3\u00a9rarchis\u00c3\u00a9s.<br \/>\nD\u00c3\u00a8s la production de sa mati\u00c3\u00a8re premi\u00c3\u00a8re, puis par sa structure \u00c3\u00a0 l\u00e2\u20ac\u2122int\u00c3\u00a9rieur de la machine, InAbsentia a suivi ce mod\u00c3\u00a8le de base de donn\u00c3\u00a9es.<\/p>\n<p>\u00e2\u20ac\u00a2 Base de donn\u00c3\u00a9es :<br \/>\nUn projet ou une \u00c5\u201cuvre multim\u00c3\u00a9dia n\u00e2\u20ac\u2122est souvent, dans sa structure, que la construction d\u00e2\u20ac\u2122une interface donnant acc\u00c3\u00a8s \u00c3\u00a0 une base de donn\u00c3\u00a9es. On dit architecture, configuration&#8230; On peut citer nombre d\u00e2\u20ac\u2122exemples : le plus flagrant \u00c3\u00a9tant \u00c2\u00ab Immemory \u00c2\u00bb de Chris Marker, qui se compose d\u00e2\u20ac\u2122un stock d\u00e2\u20ac\u2122images ; ou encore \u00c2\u00ab Slippery Traces \u00c2\u00bb, un CD-Rom de Georges Legrady, pr\u00c3\u00a9sentant 250 cartes postales commerciales, rel\u00c3\u00a8ve aussi de cette cat\u00c3\u00a9gorie.<br \/>\nCette particularit\u00c3\u00a9 n\u00e2\u20ac\u2122est pas l\u00e2\u20ac\u2122apanage des CD-Rom. On retrouve ce sch\u00c3\u00a9ma dans une majorit\u00c3\u00a9 de sites internet (Des_Frags de Reynald Drouhin).<br \/>\nLe cas du projet \u00c2\u00ab Legible City \u00c2\u00bb de Jeffrey Shaw me semble aussi exemplaire. Cette installation met en sc\u00c3\u00a8ne le texte ou plus pr\u00c3\u00a9cis\u00c3\u00a9ment l\u00e2\u20ac\u2122image d\u00e2\u20ac\u2122un texte. On navigue dans un espace \u00c3\u00a0 trois dimensions, constitu\u00c3\u00a9 de mots qui repr\u00c3\u00a9sentent une ville : celle de Manhattan (1989), Amsterdam (1990), ou Karlsruhe (1991), parfois les trois, selon les versions pr\u00c3\u00a9sent\u00c3\u00a9es. Le texte y joue le r\u00c3\u00b4le d\u00e2\u20ac\u2122une double architecture : celle de la base de donn\u00c3\u00a9es (le code) et celle, visuelle, interface, des immeubles \u00c3\u00a0 travers lesquels on se prom\u00c3\u00a8ne. Ces immeubles, strictement similaires \u00c3\u00a0 leurs mod\u00c3\u00a8les r\u00c3\u00a9els, sont constitu\u00c3\u00a9s de textes relatifs \u00c3\u00a0 chacune des villes et \u00c3\u00a0 leur histoire. On y lit des textes tir\u00c3\u00a9s de la litt\u00c3\u00a9rature se rapportant \u00c3\u00a0 ces lieux, des interviews d\u00e2\u20ac\u2122architectes, des extraits de guides touristiques.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/incident.net\/users\/julie\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2007\/05\/inabs.jpg\" alt=\"inabs.jpg\" \/><br \/>\n\u00e2\u20ac\u00a2 Architecture d&rsquo;InAbsentia, Paradigme et syntagme :<\/p>\n<p>L\u00e2\u20ac\u2122architecture d\u00e2\u20ac\u2122InAbsentia r\u00c3\u00a9sulte d\u00e2\u20ac\u2122un deuxi\u00c3\u00a8me point th\u00c3\u00a9orique : il s\u00e2\u20ac\u2122agit de concepts d\u00c3\u00a9velopp\u00c3\u00a9s par Ferdinand de Saussure puis repris par Roland Barthes : le paradigme et le syntagme. Deux notions expliqu\u00c3\u00a9es par Lev Manovitch, dans \u00c2\u00ab The Language of New Media \u00c2\u00bb.<br \/>\nLe titre de mon travail fait r\u00c3\u00a9f\u00c3\u00a9rence \u00c3\u00a0 ce passage :<\/p>\n<p>\u00c2\u00ab Le syntagme est une combinaison de signes, qui a un support spatial. Pour prendre l\u00e2\u20ac\u2122exemple de langue naturelle, la personne qui parle produit une \u00c2\u00ab ut\u00c3\u00a9rence \u00c2\u00bb en concat\u00c3\u00a9nation des \u00c3\u00a9l\u00c3\u00a9ments les uns apr\u00c3\u00a8s les autres, en une s\u00c3\u00a9quence lin\u00c3\u00a9aire. C\u00e2\u20ac\u2122est la dimension syntagmatique. Penchons nous maintenant sur la dimension paradigmatique. Pour continuer sur l\u00e2\u20ac\u2122exemple de notre locuteur, tout nouvel ensemble est choisi dans un ensemble d\u00e2\u20ac\u2122\u00c3\u00a9l\u00c3\u00a9ments reli\u00c3\u00a9s. Par exemple, tous les noms forment un ensemble, tous les synonymes d\u00e2\u20ac\u2122un mot forment un autre ensemble. Pour reprendre la formulation originelle de Saussure : \u00c2\u00ab les unit\u00c3\u00a9s qui ont des points communs sont en th\u00c3\u00a9orie associ\u00c3\u00a9es et forment ainsi des groupes dans lesquels on trouve diff\u00c3\u00a9rentes relations \u00c2\u00bb. C\u00e2\u20ac\u2122est la dimension paradigmatique.<br \/>\nDans la dimension syntagmatique, les \u00c3\u00a9l\u00c3\u00a9ments sont reli\u00c3\u00a9s in praesentia, alors que les \u00c3\u00a9l\u00c3\u00a9ments de la dimension paradigmatique sont reli\u00c3\u00a9s in absentia. Par exemple, dans le cas d\u00e2\u20ac\u2122une phrase \u00c3\u00a9crite, les mots qui la forment ont une existence mat\u00c3\u00a9rielle sur la feuille de papier alors que le syst\u00c3\u00a8me paradigmatique des mots appartient uniquement \u00c3\u00a0 l\u00e2\u20ac\u2122imagination du lecteur ou de l\u00e2\u20ac\u2122\u00c3\u00a9crivain. \u00c2\u00bb<\/p>\n<p>Que nous dit ce texte ? Que le syntagme est explicite et le paradigme est implicite, que l\u00e2\u20ac\u2122un est r\u00c3\u00a9el, l\u00e2\u20ac\u2122autre est imagin\u00c3\u00a9 (virtuel).<br \/>\nAu contraire des arts dits classiques, dans les arts num\u00c3\u00a9riques, cette relation entre le syntagme et le paradigme est invers\u00c3\u00a9e. C\u00e2\u20ac\u2122est la base de donn\u00c3\u00a9es, le noyau dur (un espace sur le disque dur) qui a une existence physique, alors que la narration s\u00e2\u20ac\u2122\u00c3\u00a9vapore, elle se d\u00c3\u00a9mat\u00c3\u00a9rialise.<\/p>\n<p>Dans les objets interactifs, l\u00e2\u20ac\u2122utilisateur a en effet conscience qu\u00e2\u20ac\u2122il n\u00e2\u20ac\u2122emprunte que l\u00e2\u20ac\u2122une des trajectoires mises \u00c3\u00a0 sa disposition\u00e2\u20ac\u00a6 Le choix de la promenade \u00c3\u00a0 travers le paradigme lui revient. Les liens entre les diff\u00c3\u00a9rents fragments narratifs (interface) sont du ressort de l\u00e2\u20ac\u2122auteur.<br \/>\nDe cette inversion d\u00c3\u00a9coule une chose importante : le changement de temps du r\u00c3\u00a9cit et de la lecture. Le temps du r\u00c3\u00a9cit est perturb\u00c3\u00a9, sans arr\u00c3\u00aat. Si l\u00e2\u20ac\u2122histoire visuelle &#8211; ce qui se d\u00c3\u00a9roule devant nos yeux &#8211; reste au premier plan, la narration est rel\u00c3\u00a9gu\u00c3\u00a9e au second rang. On est en temps r\u00c3\u00a9el : pour le spectateur, la perception du r\u00c3\u00a9cit co\u00c3\u00afncide avec ce qu\u00e2\u20ac\u2122il per\u00c3\u00a7oit, d\u00e2\u20ac\u2122o\u00c3\u00b9 cette difficult\u00c3\u00a9 pour lui de reconstruire ce r\u00c3\u00a9cit. Ce qu\u00e2\u20ac\u2122il voit prime naturellement sur ce qui est dit. Il revient donc \u00c3\u00a0 l\u00e2\u20ac\u2122artiste, s\u00e2\u20ac\u2122il veut instaurer un dialogue avec le spectateur, le devoir de construire un r\u00c3\u00a9cit qui d\u00e2\u20ac\u2122une fa\u00c3\u00a7on ou d\u00e2\u20ac\u2122une autre va s\u00e2\u20ac\u2122adapter \u00c3\u00a0 ce temps r\u00c3\u00a9el de lecture.<br \/>\nIl faut donner au spectateur le temps de m\u00c3\u00a9moriser ce que le temps r\u00c3\u00a9el lui pr\u00c3\u00a9sente, c\u00e2\u20ac\u2122est-\u00c3\u00a0-dire une p\u00c3\u00a9riode suffisante pour reconna\u00c3\u00aetre les encha\u00c3\u00aenements, la narration, pour aller vers une compr\u00c3\u00a9hension plus profonde de l\u00e2\u20ac\u2122\u00c5\u201cuvre. Un acc\u00c3\u00a8s \u00c3\u00a0 la distance alors m\u00c3\u00aame que l\u00e2\u20ac\u2122on est dans l\u00e2\u20ac\u2122action (comme le fait si bien le bunraku). A lui d\u00e2\u20ac\u2122en trouver les moyens, sans \u00c3\u00aatre didactique. La narration est l\u00c3\u00a0 pour \u00c3\u00a7a, la boucle aussi par exemple, et l\u00e2\u20ac\u2122importance du sc\u00c3\u00a9nario dans les travaux interactifs devient une \u00c3\u00a9vidence.<\/p>\n<p>InAbsentia, conclusion : en l\u00e2\u20ac\u2122absence d\u00e2\u20ac\u2122histoire, de narration, on se raccroche aux objets mat\u00c3\u00a9riels, qui rappellent vaguement une exp\u00c3\u00a9rience, une personne, un moment. La narration d\u00e2\u20ac\u2122InAbsentia est un souvenir, un r\u00c3\u00aave dont on ne se souvient que tr\u00c3\u00a8s vaguement le lendemain, dont les signes r\u00c3\u00a9miniscents se succ\u00c3\u00a8dent, dont le sens est latent.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&gt; Vid\u00c3\u00a9o sc\u00c3\u00a9nario : Qu&rsquo;est ce qu&rsquo;un projet hyper-narratif ? Quelles en sont les caract\u00c3\u00a9ristiques ? Comment variation et narration coexistent-elles ? 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