Briant

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Depuis mon retour du Canada, en avril, un constat : il me faudrait vraiment un atelier si je voulais que ma production plastique évolue… Après un rapide coup d’œil sur les annonces d’ateliers à Paris, je me suis rendue à l’évidence, entre prix exorbitants et « résidences » où les ateliers sont payants, je n’avais pas le choix : m’expatrier. Et le Canada me paraissait un peu loin…
Et puis, il y a deux mois, c’était la fin de l’été, et de retour du Japon, je visitais cette maison à vendre, en Bourgogne, dans le Brionnais, à une heure environ de Lyon.
Depuis hier, cette maison est à moi. Elle est en mauvais état, et la liste des travaux est longue. Pourtant, cela me semble valoir le coup : une habitation, un atelier de 40m2 et presque 6m de haut, un endroit où les voisins ne se plaindront pas du bruit, des horaires, de la poussière…
Tout en gardant mon appartement à Paris, je vais y passer le plus de temps possible entre mai et septembre, pour pouvoir y travailler. J’envisage cette maison comme un endroit vivant, où mes amis qui sont aussi à la recherche d’un lieu où travailler, peuvent venir, rester, échanger, produire. Plus encore, j’aimerais monter une résidence d’artistes dès que la maison sera plus confortable. Dans un premier temps, une résidence pour écrivains, ou pour plasticiens portés sur l’écriture, notamment pour travailler sur le monde agricole. Dès la rentrée 2008, je me mets en quête de subventions…

Dans le train qui me ramenait à Lyon, après la signature, je me suis fait la réflexion que pour moins du prix d’un loyer pour un atelier à Paris, cette maison me donne une liberté incroyable.
Depuis je n’arrête pas de penser à l‘expo prévue à la galerie Duplex en mai.



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