Clear, Deep, Dark

Je suis en train de travailler à l’exposition que je vais présenter à la Hawn Gallery, à Dallas en janvier.
Une partie de cette exposition présentera des dessins, impressions (sérigraphie) et autres expérimentations faites avec de l’encre et « scotch conducteurs » (bandes autocollantes de papier cuivré), reliant ainsi dessin et lumière (l’encre transporte l’électricité vers des petites ampoules LEDs).
En ce moment je regarde quels sont les potentiels et limitations du matériel que j’utilise, tant techniquement que visuellement. En effet, si j’utilise de l’encre conductrice (je dessine sur du papier), je ne peux pas y souder des LEDs, donc je dois trouver le bon type de LEDs : plates et autocollantes…
La taille des ampoules et leur brillance sont aussi des problèmes : je dois trouver le bon équilibre entre la luminosité de la lumière et la visibilité du dessin. Et de plus en plus, on ne trouve que des « grosses » LEDs (3mn) qui sont extra-brillantes, et que l’on ne peut pas regarder directement en face sans avoir mal aux yeux…

À différents médiums, différents problèmes :
Je fais par exemple des tests pour comprendre quelle typographie pourra visuellement « supporter » les bandes de scotch conducteur. Il faut que le dessin de la lettre soit très carré (le scotch supporte mal d’être arqué), suffisamment gros pour supporter visuellement un double contour. Chaque contour est dessiné avec le scotch conducteur : l’un est le + du courant électrique, et l’autre le -.
Je vais construire un système électrique en parallèle et non en série (certe le série serait plus « joli » car il pourrait être fait avec un seul contour, mais il est aussi plus inefficace car un tel système ne supporte pas plus de 3 LEDs consécutivement, ce qui induit un câblage plus important et si la première ampoule grille, alors tout le système est compromis..).
Les majuscules sont également préférables, pour la raison qu’il y a moins de courbes. Après divers essais, soit depuis des typographies recherchées en ligne, ou soit dessinées directement dans mon carnet, j’ai opté pour une typo hybride entre la Prisma (développée par Fontfabric) et des dessins personnels. Cela rend la typo et l’ensemble plus futuriste que je ne le voudrais, mais entre le dessin sur ordinateur et la réalisation, il y aura surement encore une différence. Tant que je n’ai pas essayé, je ne prendrais pas de décision finale.

Tests pour encre :

Tests pour scotch :
Test rapide avec scotch et LEDS sur la lettre « C » et « L » (15cm x 15cm) :

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Among flowers

Alors que je jetais un premier coup d’œil distrait dans la grande bibliothèque de l’appartement où j’habite depuis une semaine, le premier livre que j’ai ouvert a été la revue d’art canadienne Public Art/Cluture/Ideas.
En le feuilletant, je suis tombée sur un article consacré à un livre de Jamaica Kincaid, une auteur que je ne connaissais pas. Ce qui a attiré mon attention sur cet article était la photo de deux personnes posant devant un Rheum Nobile, au Népal.
L’article est de Jill Didur (chercheuse à l’université Concordia). Il s’intitule : « Rerouting Colonial Botany in Jamaica Kincaid’s Among Flowers: a Walk in the Himalaya. Il est disponible en ligne à cette adresse, et vaut le coup d’être lu.
Bonne lecture.

« Jamaica Kincaid et Thile Sherpa beside a Tibetan plant, Rheum Nobile »

Montréal

Me voici pour un an à Montréal, en tant qu’artiste en résidence à l’École des arts visuels et médiatiques de l’Uqam. J’y mènerai des recherches, expérimentations sur une nouvelle bouture du projet A.F.K., intitulé Clear, Deep, Dark. Les nouvelles propositions vont être montrées lors d’une exposition solo à la Hawn Gallery (Dallas) en janvier.
Je vais aussi enseigner un cours (Textualité) – qui existait déjà mais semble fait sur mesure !
Je viens d’emménager pas très loin de l’Uqam, dans mon appartement qui comporte un studio dédié. Avoir un lieu pour pratiquer est une nouveauté pour moi. Pendant très longtemps j’ai favorisé une pratique de l’art lors de résidences ou de voyages, ou dans des lieux ponctuels comme dans des ateliers techniques spécifiques (sérigraphie ou céramique par exemple), ou simplement dans mon ordinateur. Clear, Deep, Dark est un projet qui parle de la dématérialisation des objets artistiques… j’espère ne pas trop produire de « matériel ».


Ephemera-Obscura au Centre d’art Contemporain, Nouvelle-Orléans

Demain soir, filez au Centre d’art Contemporain de la Nouvelle-Orléans pour le vernissage de l’exposition Ephemera-Obscura où je montre une version encadrée et installée de la série d’impressions en risographie « Ghost – A.F.K. »
See you there!

Ephemera-Obscura
Du 5 août 2017 au 1er octobre 2017, CAC – Nouvelle-Orléans
Vernissage le 5 août à partir de 17h30.
Contemporary Arts Center
900 Camp Street – New Orleans, LA.
Evènement sur Facebook

Résidence à Briant cet été

 


Après la résidence de Gina Phillips à Briant, dans le cadre des résidences incident.res avec le soutient de la Drac Bourgogne, me voici à présent avec Cécile Babiole pour une séance de recherches et travail pour notre projet de costume connecté, que nous avions laissé de côté durant mon séjour aux USA. Pour le moment, nous nous posons des questions de maillage en plastique…

Shake What your Mama Gave You au Joan Mitchell Center, 3 Mai 2017 – 18-21h

Venez au Joan Mitchell Center écouter artistes, designers, chercheurs, qui parleront du livre « Shake What your Mama Gave You » et des thèmes qui y sont abordés.
Avec: Katrina Andry (artist, New Orleans), Maaike Gouwenberg – Deltaworkers (curator, Netherlands), Erik Kiesewetter (Constance / graphic designer, New Orleans), Parse / Anna Mecugni (curator, Italy & New Orleans), Julie Morel (artist, France), Gina Phillips (artist, New Orleans), and Robin Vander (scholar, New Orleans).

Cartographier A.F.K.

J’ai, jusqu’à présent, omis (consciemment) de produire une forme qui montrerait/expliquerait les différentes productions du projet A.F.K.,ainsi que les liens qui existent entres-elles. En effet, je me demandais si montrer tous les liens (plastiques, de causes à effets, thématiques/ problématiques, etc.) ne fermerait pas les propositions. Suite à ma rencontre et discussion avec Sibylle Friche à Chicago au printemps, je me rendue compte qu’un projet qui comportent autant d’occurrences (dans l’espace, sur Internet) et de versions est difficilement accessible pour quelqu’un qui aimerait en envisager la globalité, et qu’il serait intéressant d’avoir un regard qui permettrait de situer une production par rapport à une autre.
Dans le cadre de ma bourse du CNC où je créé un livre, je me suis donc lancée dans des brouillons d’un possible schémas. En voila un.
Je ne suis pas sûre que ce dessin rende le projet A.F.K. moins obscur pour quelqu’un qui ne le connait pas… mais il pourrait servir comme boussole, lors d’une exposition, pour ceux qui ne connaissent pas le projet. Il a également l’avantage « d’activer » mon esprit quand aux interactions entre les différentes propositions.
À ce jour j’ai produit une quinzaine de propositions reliées entre-elles. Chacune étant elle-même déclinée en une ou plusieurs versions.

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Bayou Lafitte

Un tour au Restaurant des familles durant l’orage, au bord d’un bayou qui a débordé et où les alligators viennent se reposer, un trek au Jean Lafitte Swamp, à Marrero près de la Nouvelle-Orléans.

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Fulbright à Loyola University, Nouvelle-Orléans

Je suis, grâce à la Fondation Fulbright, un « Scholar in Residence » à l’Université Loyola à la Nouvelle-Orléans. Arrivée depuis 3 semaines, j’y resterai durant un an et y enseignerai deux cours : en design expérimental et sur les formes d’éditorialisations contemporaines (livres, sites internet, publications en ligne, dans l’espace d’exposition). Je poursuivrai également mes recherches et travaux artistiques, notamment celles commencées lors de la résidence Hors les murs à New York et Chicago.

Je posterai ici quelques articles de mon expérience à la Nouvelle-Orléans.
Une première carte postale, vue de mon bureau/atelier.
See you soon !
vudemonbureau