Ephemera-Obscura au Centre d’art Contemporain, Nouvelle-Orléans

Demain soir, filez au Centre d’art Contemporain de la Nouvelle-Orléans pour le vernissage de l’exposition Ephemera-Obscura où je montre une version encadrée et installée de la série d’impressions en risographie « Ghost – A.F.K. »
See you there!

Ephemera-Obscura
Du 5 août 2017 au 1er octobre 2017, CAC – Nouvelle-Orléans
Vernissage le 5 août à partir de 17h30.
Contemporary Arts Center
900 Camp Street – New Orleans, LA.
Evènement sur Facebook

Résidence à Briant cet été

 
Après la résidence de Gina Phillips à Briant, dans le cadre des résidences incident.res avec le soutient de la Drac Bourgogne, me voici à présent avec Cécile Babiole pour une séance de recherches et travail pour notre projet de costume connecté, que nous avions laissé de côté durant mon séjour aux USA. Pour le moment, nous nous posons des questions de maillage en plastique…

Shake What your Mama Gave You au Joan Mitchell Center, 3 Mai 2017 – 18-21h

Venez au Joan Mitchell Center écouter artistes, designers, chercheurs, qui parleront du livre « Shake What your Mama Gave You » et des thèmes qui y sont abordés.
Avec: Katrina Andry (artist, New Orleans), Maaike Gouwenberg – Deltaworkers (curator, Netherlands), Erik Kiesewetter (Constance / graphic designer, New Orleans), Parse / Anna Mecugni (curator, Italy & New Orleans), Julie Morel (artist, France), Gina Phillips (artist, New Orleans), and Robin Vander (scholar, New Orleans).

Cartographier A.F.K.

J’ai, jusqu’à présent, omis (consciemment) de produire une forme qui montrerait/expliquerait les différentes productions du projet A.F.K.,ainsi que les liens qui existent entres-elles. En effet, je me demandais si montrer tous les liens (plastiques, de causes à effets, thématiques/ problématiques, etc.) ne fermerait pas les propositions. Suite à ma rencontre et discussion avec Sibylle Friche à Chicago au printemps, je me rendue compte qu’un projet qui comportent autant d’occurrences (dans l’espace, sur Internet) et de versions est difficilement accessible pour quelqu’un qui aimerait en envisager la globalité, et qu’il serait intéressant d’avoir un regard qui permettrait de situer une production par rapport à une autre.
Dans le cadre de ma bourse du CNC où je créé un livre, je me suis donc lancée dans des brouillons d’un possible schémas. En voila un.
Je ne suis pas sûre que ce dessin rende le projet A.F.K. moins obscur pour quelqu’un qui ne le connait pas… mais il pourrait servir comme boussole, lors d’une exposition, pour ceux qui ne connaissent pas le projet. Il a également l’avantage « d’activer » mon esprit quand aux interactions entre les différentes propositions.
À ce jour j’ai produit une quinzaine de propositions reliées entre-elles. Chacune étant elle-même déclinée en une ou plusieurs versions.

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Bayou Lafitte

Un tour au Restaurant des familles durant l’orage, au bord d’un bayou qui a débordé et où les alligators viennent se reposer, un trek au Jean Lafitte Swamp, à Marrero près de la Nouvelle-Orléans.

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Fulbright à Loyola University, Nouvelle-Orléans

Je suis, grâce à la Fondation Fulbright, un « Scholar in Residence » à l’Université Loyola à la Nouvelle-Orléans. Arrivée depuis 3 semaines, j’y resterai durant un an et y enseignerai deux cours : en design expérimental et sur les formes d’éditorialisations contemporaines (livres, sites internet, publications en ligne, dans l’espace d’exposition). Je poursuivrai également mes recherches et travaux artistiques, notamment celles commencées lors de la résidence Hors les murs à New York et Chicago.

Je posterai ici quelques articles de mon expérience à la Nouvelle-Orléans.
Une première carte postale, vue de mon bureau/atelier.
See you soon !
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Antoine Catala

Je suis contente d’avoir rencontré Antoine Catala, artiste français originaire de Toulouse qui réside aux États-Unis depuis environ dix ans. Son studio est situé à Brooklyn, sur Park Avenue (près du Métro Flushing Avenue). Comme il est en train de déménager et que son studio est donc vide (une grande pièce froide dans un immense bâtiment labyrinthique plein d’ateliers – d’artistes ou non), nous nous posons dans un café non loin de là pour discuter et regarder les images qu’il a sélectionné. Cette discussion porte sur son travail et le plaisir personnel dans la réalisation artistique, le post-Internet. Lors de cette discussion, comme le monde est petit, et malgré l’éloignement, nous nous découvrons aussi des amis artistes communs.
Je lui demande de me parler de l’exposition « New feelings » (en 2014 à 47 Canal Gallery -NYC), de « Jardin synthétique à l’isolement » (en 2015 au MAC à Lyon) et de « Distant Feel » 2015, Carnegie Museum of art). Dans les deux premières expositions, le langage est le point de départ et la structure des propositions, une position qui m’intéresse. Dans Distant feel, c’est le processus d’un travail confié à un tiers qui m’intéresse.
Le travail d’Antoine me surprend car il présente pour moi un paradoxe : au premier abord, il ne semble pas évident esthétiquement, mais après avoir passer du temps à le regarder et l’appréhender, j’aime ce que j’y vois : un équilibre entre conceptualisme et récit qui joue avec l’esthétique Post-Internet. Ces œuvres sont quasi toujours en mouvement, une place importante est donné aux mots (clés, indexations, paroles poétiques, blagues, définitions…) et la façon dont, grâce à eux, nous formulons une idée ou émotion. À un niveau esthétique, son travail entre (pour moi) dans une esthétique du Post-Internet*. Pourtant je n’y ressens à aucun moment le cynisme, la référence ou la citation que j’ai repérées dans bien des travaux de ce mouvement, travaux que j’ai pu voir « en vrais »‘ durant mon séjour. Ses expositions vont bien au delà d’un commentaire d’Internet et des ses effets sur notre société contemporaine, et sont plutôt des états de recherches en cours que de propositions esthétiquement résolues. Et dans son cas, il semblerait que ce soit une force, un moyen à disposition pour envisager les différentes pistes et potentiels sensibles qui pourraient résoudre un problème formel ou narratif ou autres.

Images/texte relatifs à ce dont nous avons parlé.

– New Feelings (texte du communiqué de presse):
I don’t feel the same anymore.
I feel new. I don’t know how to describe the sensation.
Do you?
Can you feel how I feel?
Is really the sole purpose of emotions the survival of a gene pool? The ultimate bonding gel.
Through the screen, can you tell how I feel? My voice, do I sound nervous or happy?
Can one learn new feelings? A new type of anger, with a hint of pride, a new breed of painless joy.
Can you teach me how to feel, because I lost touch?
It’s like something recently severed, and emotions are drifting inside of me.
When I was a little boy, I put myself in other’s shoes. I would mimic people around me, copy the way they walked, the way they sat or spoke. It would open a window into their minds.
Empathic machines are coming, like children, learning.
Will I be able to outsource my feelings to emobots one day. I wouldn’t have to deal with shitty
emotions anymore. Let the emobots process my crappy moods and re-infuse my body with good vibes.
Fleeting.
If emotionomics is to become a reality, would I ever be able to purchase a meal with the sensation of freedom that permeates through me today? Pay with a confused transactional smile.
This is personal, and it’s not.
It’s all transparent. Let’s put our feelings on the table.

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– Pour Jardin synthétique à l’isolement il met en scène un jardin « composé de plantes artificielles, d’écrans, de roches, de signes et de sons, créé en collaboration avec des personnes qui travaillent avec des enfants non-verbaux et des non-verbaux eux-mêmes. Les signes de communication que certains de ces enfants utilisent y sont présentés en tant que sculptures, tandis que la voix numérique de la machine les énonce. Le Jardin synthétique à l’isolement illustre la joie de communiquer via une machine en parlant des problèmes de communication, mais aussi de la connexion au monde via ce langage spécifique ».
Un extrait du catalogue avec une texte d’Antoine Catala est disponible .

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– « Distant Feel », où Antoine confie à une agence de publicité la tâche de repréenter comment on représente aujourd’hui une émotion via Internet mais aussi physiquement
Le projet prend de multiples formes (sculpture, photographie, vidéo) dont un site internet : http://www.distantfeel.com/Catala-install-42

Yaël Kanarek

Hier belle rencontre de Yaël Kanarek, dont l’exposition « Kisses Kisses » vient de finir à Bitform Gallery (NY). La rencontre a eu lieu dans son studio à Brooklyn, un bâtiment industriel perdu dans une zone d’entrepôts. Une fois à l’intérieur du bâtiment, un labyrinthe de couloirs qui mènent à un endroit lumineux et agréable pour travailler. Un parcours digne d’un début de fiction de Netart comme elle sait les narrer.
Je lui ai posé des questions sur son travail de sculptures/d’objets et de Netart, la manière dont elle allait et venait entre les deux, comment ces choses se liaient entre-elles depuis le début de se pratique, et enfin la façon dont elle envisageait le Post-Internet. C’était précieux de pouvoir avoir son point de vu, tout autant que de parler de nos nombreuses expériences communes (la textualité, la traduction, la relation à l’archivage, l’émergence d’Internet et du Netart dans nos vies d’artistes femmes, le passage au Post-Internet, la façon dont le glissement de l’un (Netart) à l’autre (Post-Internet) se superpose avec la récupération de l’un par l’autre…).
Je lui ai également demandé si elle était l’auteure cachée de Report from the Desert… ; )
Peu d’images car nous avons parlé à battons rompus durant plus de deux heures, et j’ai oublié de prendre des photos ! Yaël m’a montré et commenté certaines peintures et des objets liés au projet en ligne A Traveler’s Journal (les « Love Letters polaroids » du World of Awe, la boite en carton – à toujours fermée – qui contient les objets référencés sur le site et présentés dans l’exposition, et aussi le hardware qu’elle conserve pour pouvoir montrer ses différents travaux numériques. J’ai aussi eu le plaisir de pouvoir l’entendre lire certain de ses textes pour moi (ceux des sites internet A Traveler’s Journal/World of Awe).
Beaucoup de ressources et de matériaux à exploiter pour un texte sur son travail… C’est pour des discussions comme celle-ci que je suis venue à New York !

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> http://www.worldofawe.net
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+ Des photos prises par Yaël lors de son exposition à la galerie Bitform.
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yk_install_5_eyk_install_24_eRDV pris pour que l’on se revoit à mon prochain passage à NY, à l’automne…

Document Gallery et Hyde Park Art Center

Derniers jours à Chicago et rencontre avec Sibylle Friche, commissaire de la très chouette Document Space, où j’ai pu voir l’exposition Happy Sunny Jade, de Elizabeth Atterbury. Je me suis sentie très proche du travail montré ainsi que de la philosophie de la Galerie. J’ai apprécié les lignes directrices de cette galerie mais aussi le fait qu’une galerie commerciale soit le fait d’un artiste (Aron Gent, qui la possède, et dont j’ai découvert, à cette occasion les Ink Studies) et dirigée par une curatrice (Sibylle).

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(Photos Document Gallery)

Sur les conseils de Sibylle, je suis ensuite allée voir la très belle exposition de Michael Rakowitz : The Flesh Is Yours, The Bones Are Ours, à Rohna Hoffman Gallery.

Puis le lendemain, direction Hyde Park Art Center, pour le vernissage et une discussion avec Paul Mpagi Sepuya and Tina Tahir et les « Open Studios », où j’ai pu parler plus d’une heure avec les artistes en résidence et voir l’exposition de l’un d’entre eux : Rodrigo Lara Zendejas: La Paz (Le titre de l’exposition portant le nom de la ville du Mexique où je suis allée prendre le bateau pour Clipperton…).

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(pas de noms pour ces deux dernières images, malheureusement la photo que j’avais pris du titre des œuvres n’ont pas voulu s’ouvrir !

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Paul Mpagi Sepuya en train de parler de son travail :

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J’ai hâte de revenir à Chicago ! : )

Visite du Dorchester Project et Rebuild Foundation, Chicago

Visite à Stony Island, dans le South Side Chicago, avec Kate Hadley-Toftness, de la Rebuild Foundation et du Dorchester Project – un projet de l’artiste Theaster Gates.
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Cet ensemble de bâtiments a été acquis par l’artiste au fur et à mesure de sa carrière et constitue à présent un véritable projet artistique géré par une fondation privée. Tout a commencé lorsque Theaster a été embauché comme enseignant à l’Art Institute et qu’il a acheté sa première maison dans ce quartier défavorisé au Sud de la ville. Cette maison est rapidement devenue un lieu de rencontres, d’échanges (repas, musique, cérémonie de thé), entre lieu de vie, studio et bibliothèque.
Aujourd’hui, cette maison est devenue un des lieux gérés par la fondation et est devenue l’un des lieux de résidences d’artistes. Juste à côté se trouve une deuxième bibliothèque et salle pour la cérémonie du thé, en face des logements pour , à une rue de là, une centre d’art – logement sociaux et logements pour artistes, et enfin un peu plus loin, la fondation qui abrite une troisième bibliothèque.
Le projet est controversé

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artbank(Photo : Tommy Harris)
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