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Montréal

Me voici pour un an à Montréal, en tant qu’artiste en résidence à l’École des arts visuels et médiatiques de l’Uqam. J’y mènerai des recherches, expérimentations sur une nouvelle bouture du projet A.F.K., intitulé Clear, Deep, Dark. Les nouvelles propositions vont être montrées lors d’une exposition solo à la Hawn Gallery (Dallas) en janvier.
Je vais aussi enseigner un cours (Textualité) – qui existait déjà mais semble fait sur mesure !
Je viens d’emménager pas très loin de l’Uqam, dans mon appartement qui comporte un studio dédié. Avoir un lieu pour pratiquer est une nouveauté pour moi. Pendant très longtemps j’ai favorisé une pratique de l’art lors de résidences ou de voyages, ou dans des lieux ponctuels comme dans des ateliers techniques spécifiques (sérigraphie ou céramique par exemple), ou simplement dans mon ordinateur. Clear, Deep, Dark est un projet qui parle de la dématérialisation des objets artistiques… j’espère ne pas trop produire de « matériel ».


Ephemera-Obscura au Centre d’art Contemporain, Nouvelle-Orléans

Demain soir, filez au Centre d’art Contemporain de la Nouvelle-Orléans pour le vernissage de l’exposition Ephemera-Obscura où je montre une version encadrée et installée de la série d’impressions en risographie « Ghost – A.F.K. »
See you there!

Ephemera-Obscura
Du 5 août 2017 au 1er octobre 2017, CAC – Nouvelle-Orléans
Vernissage le 5 août à partir de 17h30.
Contemporary Arts Center
900 Camp Street – New Orleans, LA.
Evènement sur Facebook

Résidence à Briant cet été

 


Après la résidence de Gina Phillips à Briant, dans le cadre des résidences incident.res avec le soutient de la Drac Bourgogne, me voici à présent avec Cécile Babiole pour une séance de recherches et travail pour notre projet de costume connecté, que nous avions laissé de côté durant mon séjour aux USA. Pour le moment, nous nous posons des questions de maillage en plastique…

Shake What your Mama Gave You au Joan Mitchell Center, 3 Mai 2017 – 18-21h

Venez au Joan Mitchell Center écouter artistes, designers, chercheurs, qui parleront du livre « Shake What your Mama Gave You » et des thèmes qui y sont abordés.
Avec: Katrina Andry (artist, New Orleans), Maaike Gouwenberg – Deltaworkers (curator, Netherlands), Erik Kiesewetter (Constance / graphic designer, New Orleans), Parse / Anna Mecugni (curator, Italy & New Orleans), Julie Morel (artist, France), Gina Phillips (artist, New Orleans), and Robin Vander (scholar, New Orleans).

Fulbright à Loyola University, Nouvelle-Orléans

Je suis, grâce à la Fondation Fulbright, un « Scholar in Residence » à l’Université Loyola à la Nouvelle-Orléans. Arrivée depuis 3 semaines, j’y resterai durant un an et y enseignerai deux cours : en design expérimental et sur les formes d’éditorialisations contemporaines (livres, sites internet, publications en ligne, dans l’espace d’exposition). Je poursuivrai également mes recherches et travaux artistiques, notamment celles commencées lors de la résidence Hors les murs à New York et Chicago.

Je posterai ici quelques articles de mon expérience à la Nouvelle-Orléans.
Une première carte postale, vue de mon bureau/atelier.
See you soon !
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Boston-Cambridge

Quelques photos glanées lors du week-end chez mon amie Joëlle Bitton, à Boston et Cambridge. Longue séance au musée de Harvard, une collection magnifique à faire tourner la tête, puis à la Collection of Blaschka Glass Models of Plants au musée d’histoire naturelle, étrangeté et virtuosité de maîtres verriers au service de la botanique.

Le lendemain, visite décevante au musée d’art contemporain de Boston, mais la vue sur la baie de Boston Harbor fait spectacle, au centre de consultation et à l’extérieur, le vent en plus.
Le lundi tourner et retourner autour du bâtiment du Carpenter Center for visual Art (Le Corbusier) juste à côté du musée, mais fermé, puis visite inutile au musée du MIT (où des gens très intelligents montrent/parlent de manière pas intelligente de leur travail) – si ce n’est pour les pièces d’Arthur Ganson, à la poésie entre Tinguely et « Joseph Cornnell » mais qui, extrêmement mal montrées, passent pour anecdotiques – la honte.

Cambridge est un endroit étrange, une ville-village belle et propre, peuplée d’étudiants en pyjama, paradoxale de la vision autoritaire de l’enseignement qui s’étale sur les façades des bâtiments, gravée en lettres majuscules.
Effectivement, This is Not a Time for Dreaming.

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> Power of Death, William Holbroock Beard

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> The Infant Moses (détail), Gustave Moreau

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> Leander’s, Sanford Robinson Gilford Tower on the Bosporus

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> Harriet Leavens, Ammi Philips

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> Still Life with Medlars and Gooseberries, Adriaen Coorte
mk> Wall Hanging, Margarete Köhler

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> A18, Làzlo Moholy-Nagy

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> Housing Development, Werner Jackson, Walter Gropius

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> Ed Ruscha.

Kalma Latifolia, le long du Carpenter Center for visual Art …

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… Blaschka Glass Models of Plants, avec des Kalma Latifolia en verre :
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Atelier à la Villa Vassilieff

Cette semaine, les étudiants qui participent à Géographies variables seront en « workshop » avec l’artiste Iris Haeussler et la commissaire Catherine Sicot, à la Villa Vassilieff du 10 au 12 mai. Ces quatre jours d’atelier se concentreront autour du projet Sophie La Rosière.
Développé depuis 2009, ce projet au long cours, pré­senté à la Villa Vassilieff, s’ancre dans l’his­toire de la moder­nité pari­sienne. En sui­vant la bio­gra­phie détaillée d’une artiste fic­tive ayant vécu dans le Paris du début du XXe siècle, Sophie la Rosière redé­cou­vre des métho­do­lo­gies et des modè­les pos­si­bles, pour mieux appré­hen­der la cons­truc­tion de l’his­toire de l’art.

À travers ce workshop, nous explorerons et imaginerons des biographies possibles pour Sophie La Rosière. Le workshop culminera avec la préparation et la réalisation d’un « Dîner de têtes », au milieu de l’exposition Groupe Mobile, jeudi 12 mai au soir, auquel participeront plusieurs invités, et auquel les étudiants seront associés : repas, mise en scène, décor, situations, conversations, comment chaque élément de ce dîner pourrait-il participer de la fiction Sophie Rosière, contribuer à la construire et à la mettre en réflexion ?

Ce sera le dernier atelier du programme de recherche Géographies variables, qui s’arrête en juin, avec la sortie de l’édition « Shake What your Mama Gave You ».

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Vue de l’exposition Groupe Mobile (photo : Aurélien Mole).

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Les étudiantes de l’EESAB en train de préparer le Dîner de têtes, avec performances, images (dont certaines qui ont été ajoutées à l’exposition Groupe Mobile), menus et cuisine… (photos : Yoo-Jean).

« Le territoire, la carte », au Bel ordinaire du 23 mars au 30 avril 2016

Ce soir aura lieu le vernissage de l’exposition « Le territoire, la carte, exposition du Sans titre« , au Bel Ordinaire (espace d’art contemporain, à Pau), une exposition que j’ai commissarié et créé avec Le sans titre, collectif d’artistes-commissaires regroupant Cécile Azoulay, Cécile Babiole et moi-même.

Exposition du 23 mars au 30 avril 2016 – Vernissage le 22 mars à 19h, performance à 19h30
Le Bel Ordinaire, espace d’art contemporain
Les Abattoirs, allée Montesquieu, Billère
Tel : 05 59 72 25 85 – Horaires d’ouverture : du mercredi au samedi, de 15h à 19hcarteterritoireLe sans titre, ‘Untitled (A4) », d’après « Untitled #88 » de Martin Creed

Nouvelle exposition du collectif Le sans titre, Le territoire, la carte explore la mise à plat, comme outil d’interprétation critique d’œuvres en volume pré-existantes, la traduction en deux dimensions permettant de révéler et de déployer des structures masquées par le volume.
L’exposition se développe à partir de la sélection d’une dizaine d’œuvres matrices iconiques de l’histoire de l’art de l’antiquité à nos jours, qui ne sont pas exposées mais transposées et littéralement mises à plat par les soins du collectif. Ces œuvres réinterprétées investissent l’espace d’exposition sous la forme de plans, coupes, patrons, cartes, représentées à différentes échelles. Ce processus de déconstruction qui va du dépliage à l’écrasement, manière iconoclaste d’appréhender les œuvres référentes, s’appuie sur des matériaux volontairement sommaires et accessibles : feuilles de papier A4, punaises de bureau, adhésif d’emballage, médium…
À l’inverse d’Edwin Abbott dans son livre Flatland, c’est du passage de la tri-dimensionnalité à la bi-dimensionnalité dont il s’agit ici. S’approprier une œuvre, la décortiquer couche par couche, en déployer ses constituants, débusquer sa géométrie sous-jacente ou encore son appartenance à une norme dominante, puis reconstruire de nouveaux objets plutôt que s’adonner au commentaire, c’est franchir le pas de la théorie à la pratique et faire l’expérience de la critique en action.
Cette attitude interventionniste relève de la conception du commissariat adoptée par Le sans titre, une pratique artistique à part entière.

Merci à L’ équipe du Bel Ordinaire, Martin impressions, Jocelyne Quélo, Édouard Sufrin, la Drac Bourgogne et Incident.res.
Quelques images…
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Conférence à Paris 8, lundi 14 février 2016

Cette semaine, j’ai le plaisir d’aller faire une conférence à l’université Paris 8, sur une invitation de Martine Bubb.
Je présenterai différents travaux, récents :  Le virus s’appelait « I Love You », Partition, A Pyhrric Victory, ou moins (tels que les générateurs de textes réalisés dans les années 2000 ou encore Sweet Dream), et bien sur A.F.K. sur lequel je travaille en ce moment.

See you there!

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Partition (2010)

 

 

Villa Médicis Hors les murs / Fulbright

2016. Nouvelle année, bonnes nouvelles.
Je suis lauréate, pour mon projet A.F.K., du programme de l’institut français la Villa Médicis Hors les Murs, et je partirai donc à New-York, Chicago et la Nouvelle-Orléans en milieu d’année.

Je suis également lauréate de la bourse américaine Fulbright, « Scholar in Residence » qui me permettra de passer ensuite une année à faire des recherches pour A.F.K. et enseigner les pratiques éditoriales à Loyola University à la Nouvelle-Orléans.

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See you there! :)

Affiche pour le séminaire de Catherine Rannou (École Nationale Supérieure d’Architecture Paris-Val de Seine)

Quelques posters réalisés pour Catherine Rannou, artistes et architecte, avec qui j’avais déjà collaborée : elle était venue en résidence Géographies variables à Lorient en 2012, et nous avions aussi organisé un atelier au Seamen’s Club, sur le port de Lorient en 2014.
Catherine enseigne à présent à l’École Nationale Supérieure d’Architecture Paris-Val de Seine et propose un séminaire intitulé hypersitutation. Ces posters donnent la philosophie de ce séminaire, qui est attaché à un projet réel : Transrural Lab qui situe son terrain de recherche dans une ancienne exploitation agricole dans le centre de la Bretagne.hypersituation hypersituation2 hypersituation3
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Briant

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Bonne nouvelle pour Incident.res qui a reçu l’aide pour « l’allocation de l’atelier » de la Drac Bourgogne ! Cette bourse va permettre de finir l’atelier à Briant (refaire 2 murs, changer deux fenêtres, et mettre un chauffage permanent) et d’accueillir les futurs résidents dans de meilleures conditions.

À Briant pour l’été, see you there!

A.F.K. au Quartier centre d’art

Photos de l’exposition A.F.K., au Quartier Centre d’art (Quimper), du 17 avril au 17 mai 2015.
Cette exposition a été accompagnée d’une conversation, le 7 mai 2015, dans l’espace d’exposition, avec Karine Lebrun, et d’une programmation « vidéo-hacking » durant la nuit des musées.

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Crédits photos : Dieter Kik, Mathieu Roquet et Julie Morel.

Liste des pièces.

Murs de droite à gauche

Mur 1
• Empty your Mind (2014).
Vidéo de 40mn environ. D’après un extrait de 2mn36 de The Lost Interview (9 décembre 1971). Vidéo ajoutée le 30 mai 2014 par Jodorowsky’s Dune.
• Conversation, version papier (2014).
Impressions A4 en couleur, montages/recadrages d’images. D’après la conversation avec Karine Lebrun sur le site internet Tchatchhh.

Mur 2
• Conversation, version papier (2014) – suite.
Impressions A4 en couleur et montages/recadrages d’images. D’après la conversation avec Karine Lebrun sur le site internet Tchatchhh. http://tchatchhh.com
• Dessin électrique #1 – TOR (2015).
Dessin à l’encre conductrice argent, LEDs, système électrique. Dimensions : 65 x 50 cm.

Porte
• Fantôme #2 (2014).
Impression jet d’encre sur papier dos bleu. Dimensions : 9 x 50 cm. D’après la photo d’une perruque en cheveux naturels noirs, posée sur une table de l’exposition A.F.K. #1
(Bordeaux, avril 2014).

Mur 3
• Dessin electrique #1 – A.F.K. (2015).
Dessin à l’encre conductrice argent, LEDs, système électrique. Dimensions : 65 x 50 cm.

Mur 4
• DarkNet (Alphabay), DarkNet (blackBank), DarkNet (Evolution), DarkNet (Majestic), DarkNet (Middle Earth) – (2015).
Série de 5 filets synthétiques pour perruques. Dimensions : 9 x 50 cm. Visualisations des statistiques de connexion de cinq des plus grands sites de marché noir en ligne à la date du 1er janvier 2015, entre 15 et 16 heures.

Dans l’espace
• Manifeste (2014-15).
Cheveux humains sur papier bristol. Caisse américaine. Dimensions : 65 x 45 cm.

Table (dimensions 120 x 60 x 80 cm)  et angle du mur
• Fantôme #3 – L’image-objet Post-Internet, une version (2014).
Impressions sur papier blanc. (50 ex.). Traduction du texte anglais The Image Object Post-Internet d’Artie Vierkant.
• Empty your Mind (2014).
Un poster N&B, format A2 (tirage original 500 ex.).
• Crawling Through the Night Sotfly (My Burden) (2013).
Une carte postale (tirage original 500 ex.). Éditée dans la collection Save the Date, Ultra Éditions (Brest).
• Con/vers(at)ion, (2014).
Impressions A4 en couleur. (50 ex.). D’après la conversation avec Karine Lebrun sur le site internet Tchatchhh.
• A.F.K., entretien (2014).
Un dépliant 30 x 30 cm. (tirage original 100 ex.).
Entretien entre Julie Morel et Camille de Singly, Rodolf Delcros, Elodie Goux, Léna Peynard et Elsa Prudent, réalisé les 26 et 27 mars 2014.
• Version papier (2015).
Journal de 16 pages couleurs (tirage original 50 ex.).

Bandes sons
• Empty your Mind (2014). Durée 40mn.
Bande son de la vidéo Empty your Mind (2014).
• Rio (2014-2015). Durée variable.
Version par David Bideau, d’après la playlist GotaloNia Songtrack et la bande son de la vidéo Empty your Mind.

Off-Shore (bureau situé au dessus de l’espace d’exposition.
• Void (2010). Dessin à l’encre noir, issu de la série Organ. Dimensions : 82 x 45 cm (encadré).

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Présentation de Géographies variables à ELIA

Je participe à / I’m going to participate to ELIA’s 7th Teachers’ Academy.
10-12 May 2015, location: Fontys School of Fine and Performing Arts. Tilburg (Holland).

Perspectives in Learning: Presentations
In A Manner Of Speaking – First Language presentations, Karin Arink
Willem de Kooning Academie Hogeschool Rotterdam

• Variable Geographies, Julie Morel
École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne (EESAB)
In the French art schools system, research and teaching are two separated streams when really they are two sides of the same entity, or should at least benefit one another. 
Through the Géographies variables project – a 3 years project which includes art productions, residence programs, field trips, exhibitions, workshops, demos, talks and resource exchanges – this presentation aims to share and discuss how a research project within an art school can be at the center of pedagogy.

Cultural Spaces and Design – Reflections on Design Education, Anka Falk
Fachhochschule Nordwestschweiz – Hochschule für Gestaltung und Kunst – Institut HyperWerk

 

A.F.K., exposition au Quartier centre d’art, Quimper

Exposition du 18 avril au 17 mai 2015, Project room du Quartier.
Vernissage : vendredi 17 avril à 18h30

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Commencée en 2013, cette recherche plastique s’attache à explorer les conditions de production d’objets artistiques produits à l’époque du post-internet, celle de la prolifération du réseau.
A.F.K., acronyme de Away From Keyboard – loin du clavier – renvoie à ces moments où les internautes sont loin de l’écran et laissent un message pour marquer leur absence aux autres. Choisir ce titre, c’est s’attacher à explorer les conditions d’une pratique artistique à l’époque du post-Internet : envisager les œuvres d’art sous des modalités de versions plutôt que de séries, de flux plutôt que d’œuvres matrices et d’occurrences se référant à celles-ci, d’absence plutôt que de matérialités systématiques.
Développée tour à tour dans divers lieux (galeries, internet) et supports (électroniques, éditions papier, dessins, dispositifs et installations), cette investigation se figera le temps d’une exposition dans l’espace du Project Room du Quartier avant de réintégrer un état non-formalisé.

http://www.le-quartier.net/Julie-Morel

Sculpture Question

Sculpture Question. In Reponse to Eco-political Landscape, Galerie de l’EESAB – Site de Lorient
Vernissage le mardi 10 mars à 18h / Exposition du 10 au 17 mars 2015

Galerie ouverte du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 20h, et le samedi de 14h à 18h
1 avenue de Kergroise, 56100 Lorient
Tel : 02 97 35 31 70 – http://eesab.lorient.fr

Commissaires de l’exposition : Julie Morel, Marion Bailly-Salin
Image : Beacon series (Groix) – Julie Morel

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Journée d’étude Géograhies variables à l’EESAB

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Journée d’études le mercredi 4 février 2015 à 9h30

Conférences et présentations
►9h30 – 12h30 :

> Marion Bailly-Salin et Nicolas Desverronières, anciens étudiants, artistes : présentations des propositions finales suite au voyage à la Nouvelle Orléans.

Marion Bailly-Salin  s’intéresse au rapport à l’autre. Rencontrer quelqu’un c’est rencontrer des pensées, une histoire, des expériences. Comment les donner à voir ? Mettre en scène l’autre, révéler des questions, dessiner son rapport à celui-ci et tenter d’effectuer des portraits, parfois même des autoportraits  sont les questions qui traversent son travail.

Nicolas Desverronières produit des fictions à partir des normes et standards de la vie quotidienne fictions. Gratter le vernis, déraciner la moquette, écorcher le plancher et labourer le panneau de particules, constituent divers moyens de produire des fictions : autant de sabotages ludiques réactivant un rapport physique à un monde s’affirmant comme tactile et paradoxalement de moins en moins palpable, de plus en plus lisse.

>Julie Morel, artiste et enseignante à l’EESAB-Lorient : Retour sur le contexte des arts visuels à la Nouvelle Orléans, présentation du projet « Neutral Ground »

« Julie Morel se définit volontiers comme une artiste du net, appréhendé à la fois comme l’espace, l’objet et le média de ses créations. Elle y développe et y ancre le récit de son œuvre, qui se tisse au jour le jour dans les ramifications de ses multiples projets de recherche, de création et de commissariat. »
Transversale, sa pratique est alimentée par une volonté d’interroger les relations quotidiennes qu’entretient l’homme avec la technologie, notamment au travers du langage.
Elle expose régulièrement son travail en France ou à l’étranger, dans des institutions ou des structures indépendantes.
Elle enseigne aujourd’hui à l’EESAB où elle dirige le programme de recherche Géographies variables.

> Karen Dermineur, commissaire d’exposition : Désert numérique , contexte, enjeux et transmission d’un festival en milieux rural

Karen Dermineur est artiste, curatrice d’expositions multimédia, organisatrice d’événements culturels et artistiques, curieuse des relations interpersonnelles via l’interface technologique (entre désir, art et technologies). Elle enregistre les lignes, les couleurs et les sons, conférences, promeut les logiciels libres et réalise des sites Web culturels. Elle a créé le noeud « Upgrade!Dakar » sur l’état de la création numérique en Afrique, et a rejoint Maria Luisa Angulo dans Trias Culture pour promouvoir la création numérique en Afrique. Elle vit et travaille à Dakar (Sénégal). Elle est agelement à l’initiative du festival « Déserts numériques« , qui tous les ans rassemble quarante artistes internationaux dans le contexte unique du village de Saint-Nazaire-le-Désert en Drôme provençale, autour des pratiques artistiques contemporaines et numériques.

 

►14h00 – 16h30 :

> Florent Perrier, chercheur en esthétique et théorie des arts : « Rose X – lignes de l’entrelacement passionnel en Harmonie », présentation sur le paysage autour du phalanstère

Florent Perrier, Docteur de l’Université Paris I, est chercheur associé à l’Institut Mémoires de l’édition contemporaine et aux Archives Walter Benjamin de Berlin. Outre sa thèse sur les rapports entre l’art, l’utopie et le politique à paraître aux éditions Payot dans la collection « Critique de la politique », il prépare un ouvrage consacré aux regards politique et esthétique de W. Benjamin sur l’œuvre de Charles Fourier.

> Cécile Babiole, artiste : présentation du travail de l’artiste

Cécile Babiole est une artiste active dès les années 80, dans le champ musical d’abord, puis dans les arts électroniques et numériques. Elle associe dans ses créations arts visuels et sonores à travers des installations et des performances qui interrogent avec singularité et ironie les médias. De dispositifs performatifs aux dispositifs impliquant le public, elle questionne de plus en plus les technologies et tente d’en transposer de façon détournée les usages normés dans le champ de la création. Cécile Babiole s’approprie un registre machinique et une culture de masse pour en tirer une confrontation entre créativité et déterminisme, usages passés et présents, techniques obsolètes et contemporaines. Son travail a été exposé internationalement : Centre Pompidou Paris, Mutek – Elektra Montréal, Fact Liverpool, MAL Lima, NAMOC Beijing … et distingué par de nombreux prix et bourses.

> Donald Abad, artiste : présentation du travail de l’artiste.

Diplômé et post-diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris, Donald Abad mène de front, depuis 2003, projets artistiques, résidences d’artistes et enseignements à l’École supérieure d’art et de design d’Amiens, aux Ateliers du Carrousel du Louvre, à l’Académie Charpentier et à l’Université Paris 8.
« Donald Abald explore dans son travail la dualité technologie/nature, deux notions fortes englobant les concepts des nouvelles technologies nomades (GPS, autonomie, temps réel/temps différé, nouveaux territoires de l’information et de la communication), de la performance (au sens artistique et sportif du terme) et du land-art.
C’est un artiste néo-romantique multimédia dans le sens où son exploration des nouveaux média et des technologies nomades n’est jamais le résultat présenté mais le moyen de créer de nouveaux scénarii à raconter sous forme de récits d’aventures vidéo. Ses expériences nourrissent une interrogation sur la place de l’individu face à son environnement ». Texte de Céline Bodin, Catalogue NATURE(S) (2012)

There are many good things in Texas

Ce matin dans ma boite à lettres, le stylo qui va me servir à faire des tests pour les dessins que je présenterai durant mon exposition A.F.K. qui aura lieu au Quartier Centre d’art en avril-mai.

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Je ne suis pas encore décidée entre la possibilité d’utiliser un stylo ou de la sérigraphie avec de l’encre conductrice. Réponses dans les prochains jours, après quelques tests.
En tout cas, la petite expérimentation rapide de l’encre est convaincante et ouvre plein de possibles !

L’art racine

Je participe aujourd’hui à la journée L’art racine, organisée par Yves Chadouët et Sophie Kaplan, dans le cadre de « Battre la campagne » à la Criée centre d’art, Rennes.

La Criée propose deux journées d’études portées par Yves Chaudouët, artiste associé à la saison 2014-2015 Battre la Campagne du centre d’art contemporain. Croisant les champs des arts et des sciences, favorisant des échanges ouverts, elles inscrivent l’art et la recherche à la racine de leurs observations.

Le titre de ces journées, L’Art racine, est inspiré par Barnett Newman, qui écrit : « Il n’y a jamais eu de style classique dans l’histoire. Ceux qui croient en la possibilité du classicisme sont les mêmes pour qui l’art est la fleur de la société plutôt que sa racine* ».
Plasticien, écrivain, metteur en scène et jardinier, Yves Chaudouët partage avec Newman cette approche politique qui ne place pas l’art à la frange décorative ou distractive de la société, mais bien au cœur de ses processus. À ses côtés, chercheurs et artistes interrogent cette forme d’utopie et filent les analogies entre art et vie, entre nature et culture, mais aussi entre recherche scientifique et création artistique.

La possibilité d’un art à la racine de la société existe-elle  ? Placer l’art dès la racine, est-ce de fait affirmer une utopie en conflit avec une autre, où le statut et le rôle de l’art et de la culture ne seraient que divertissement, propagande, chiffres  ?

Quelles sont les questions soulevées si l’on considère la création artistique par le prisme de la nature, si l’on envisage la « culture » par celui de la permaculture, par exemple  ? Quels sont les coïncidences, les problématiques communes, les rapprochements à faire, les enseignements, les perspectives à dénicher  ? Faut-il préserver une « beaudiversité » supposée  ? Quelles sont les conditions de la liberté pour le vivant et la création contemporaine, qu’elle soit scientifique ou artistique  ?

La première journée d’études s’intéressera aux liens entre biodiversité et « beaudiversité », la seconde interrogera l’art et la recherche comme jachères actives.

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Yves Chaudouët, « Vers la terre, vers le ciel », 2005.
Encre sur papier. Courtesy de l’artiste.

Je parlerai lors de ces conférences du contexte artistique expérimenté à la Nouvelle Orléans, qui semble aller dans le sens de « l’art racine », et je présenterai les installations que j’y ai effectué…

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Glenn Kaino – Tank, Prospect 3 New Orleans

Cette semaine, semaine de Thanks Giving, un peu de relâchement sur le travail (tout le monde est en vacance), et j’en profite pour voir les expositions de la Biennale que je n’avais pas encore pu voir.
Au musée d’art contemporain, au détour d’une salle, rencontre inattendue avec le travail de Glenn Kaino, accompagnée du léger glou-glou qui rythme le silence. Une pièce incroyable, gaie, sereine et absorbante. On pourrait y rester des heures, j’y suis revenue plusieurs fois pour admirer la fragilité des coraux sur leurs différents « socles », en métal, ciment, verre…
Difficile de prendre des photos qui soient réalistes dans les couleurs et dans l’ambiance, les lampes pour maintenir les coraux en vie étant difficile à dompter.

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Cette fin de semaine sera plus douce et partagée : hier direction l’étrange bar à saké Yuki Izakaya de Frenchman Street (la rue des clubs de jazz), avec Joëlle arrivée hier, pour écouter Hildegarde, aujourd’hui journée de construction des chars de mardi-gras pour krewe delusion avec Ross, et ce soir soirée à Candlelight, le célèbre speakeasy de Tremé et demain, la 2nd line « Lady Buckjumpers & Men Buckjumpers Annual Parade » et un concert de Cédric Burnside à Tipitina’s avec Joëlle et KEvin.
Laissez les bons temps rouler…

Croisement

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Ce matin, je me suis rendue une nouvelle fois au musée de The Historic New Orleans Collection, un des partenaires qui m’aide à mettre en place le projet Neutral Ground. Ce musée retrace l’histoire de la Nouvelle-Orléans, avec des pièces historiques incroyables. Mais cette fois ci, mon attention a été retenue par un objet que je n’avais pas vu la première fois : un travail de cheveux. Ici l’appellation est autre et vient du français : une immortelle, un mot qui met l’emphase sur la symbolique du résultat plus que sur le labeur lié au matériau. (je confirme que travailler des cheveux n’a rien de facile, mais j’aime néanmoins cette appellation qui pourrait être organique, presque un nom de fleur).

Depuis mon exposition à Bordeaux en début d’année, je fais des recherches sur ces objets. Je veux en effet mettre en œuvre un travail de cheveux de grand format pour le second volet de cette exposition (A.F.K.), qui aura lieu au printemps au Quartier centre d’art, Quimper.
Cette éruption d’un projet dans l’autre m’a fait plaisir, un clin d’œil à une recherche que j’ai du mettre entre parenthèse un temps, et qui ressurgit à un endroit où je ne m’y attendais pas.

Ici deux immortelles étaient exposés, l’un dans un cadre en verre traditionnel de ces travaux (ovale), et l’un, un peu plus grand, dans un cadre carré. Mais la Collection historique de NOLA en possède un dizaine, que j’irai consulter dès demain.

immortelle1« Ici repose mon père », 1800 –  Human hair on glass

immortelle2
St. Cyr and Lacoste Family immortelle, 1836 – Human hair, paint on ivory, wood

NOLA

Me voici à la Nouvelle Orléans, je quitte l’hiver parisien pour l’automne nouvelle-orléanais : retour aux vêtements d’été, au thé glacé, et au bureau sous la tonnelle.
Cette semaine, prise de contact avec le territoire et « mes Neutral grounds », et en prévision : Prospect 3, Grow dat youth farmconcert au Park Armstrong, et rencontres avec les partenaires du projet.
La semaine prochaine, début du projet et des recherches aux archives de TNOHC et du MINT.

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Pour fêter mon anniversaire, un nouveau site internet !

Le vieux site, c’était ça :
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Le site tout neuf, il est : )
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Avec une page d’accueil où je mettrais régulièrement des photos de mes lieux de travail et de résidences. Ici par exemple, le Project B, à la Nouvelle Orléans. Ça tombe bien : après-demain, départ à la Nouvelle Orléans, puis direction Chicago.

English Magic

L’exposition de Jeremy Dellers à Tuner Contemporary, à Margate, est un vrais bol d’air frais. Assise sur un banc construit à partir d’une ancienne Range Rover compressée, je revois la vidéo English Magic avec plaisir. Plaisir qui s’accompagne du reste de l’exposition, une mise en relation d’artefacts produits par d’autres (que ce soit des objets façonnés durant le néolithique, ou produits par des artistes « classiques » (W. Turner, W. Morris) ou encore d’artistes « amateurs ». Au travers des différentes salles d’expo, on respire toute la liberté et la générosité qui accompagnent cette pratique, l’absence de stratégie et cynisme, une vrais prise de risques.

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Conférence et workshop à Parsons Paris

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J’ai le plaisir de faire une conférence sur mon travail à la Parsons School of Art (campus de Paris) le 28 octobre 2014 à 19h.
Cette conférence est intitulée « A Pyhrric Victory » (une victoire à la Pyhrrus). Ce titre de cette conférence fait à la fois référence à une pièce éponyme que j’ai réalisée il y a trois ans pour une exposition au BBB, et aussi à la signification de ce terme militaire (une victoire avec un coût dévastateur pour le vainqueur) appliqué à une pratique artistique. Pour autant ce n’est pas avec pessimisme, fatalisme et encore moins avec amertume que je fais ce rapprochement, mais plutôt en envisageant que ce coût dévastateur est une chance pour celui qui s’engage dans une pratique de l’art.
C’est autour de ce point de vue que j’essayerai de construire mon propos. Synthèse dans quelques jours.

Cette conférence sera accompagnée d’un atelier, « Connect the Dots », pour les étudiants en MFA, dirigé par Benjamin Gaulon, qui m’a lancé cette invitation.
Quelques images ici. Et en bonus, quelques photos du travail en cours de Eugina, une des étudiantes participant à l’atelier.

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