The Real Thing 22

And then a few days ago I woke up sweating in the morning, remembering a dream I was sure I had many, many times. It was clear to me that I did have that dream periodically. Or it was more like I was dreaming something and then that piece of dream inserted itself in the main feature. The insertion was my cat. In the kitchen. Coming out of nowhere. Skinny, I mean not really skinny, but enough to make you think « what’s wrong with it?�? and in my dream, I just remember thinking, « fuck! I forgot to feed the cat », and as fast as could, I would grab a box of dry cat food, or if there wasn’t any left, I would open a can of tuna, or cut pieces of the fat around ham and spill it in a plate near the washing machine, and look at it throw itself on the food, eating greedily, and I would feel really relieved. Every time, it was as if it has been on the barge of getting bad, but hadn’t. I had that fucking dream over and over again, and every time I felt so relieved after it had eaten up. But the dream would eventually come back. Until a few days ago, I woke up sweating in the morning.

I never dreamt of it again.

The Real Thing 23

Like any Victorian mansion, ours had its own damp, musty brick basement. You could access through a door situated behind the main staircase, next to the kitchen.
Christmas was coming and we decided to through a party between us. Ian suggested we cleaned the basement to have it as a dance and party hall.

As usual, I went to school, and they stayed behind, absorbed by their new project.

When I came back, eager to see what joke was going to be this experiment, I was thrown: you couldn’t recognise the place: they had store all the rubbish in one of the smallest basement room, cleaned it as much as it could, put Christmas light all over. Tables were dressed with gaudy paper cloth, candles were lit and Paul had carried his stereo down.. The party was due at 10PM.
Mary and Ian continued their cleaning and decorating, I made cakes, Paul a music compilation, the others went to buy booze..

We had the best time, music as loud as the stereo could handle, drunk. Dancing like monkeys…
I had far too much too drink and needed a rest, my head was spinning a little so I sat on a trunk in the small room next to the « party hall ». It was cooler there, and darker too.
I listened to the others, cheering and shouting the lyrics of one of the many perfect pop song that Paul had gathered…
« Julie? Juliiie? caaaaaam on, come back in here and daaaaaaance! » I heard from the other room…
I smiled. Got up.
And that’s when I saw it. And froze.

“Julie, Hey!�? Paul was next to me now. “Hey! Cat got your tongue?�? Paul asked looking at me… I swallowed… « no but the rat might have I said », pointing at the biggest son of a rat I had seen in my life.
When I went back in the other room, I was no more in a party mood. I told what I had just seen and Mary went quiet too.
To cheer us up, Paul told us how once in Liverpool, during a rave party in basement, somebody had discovered a decomposing body in a locked trunk.
I went to bed.

The Real Thing 30

I took the plane in Paris. It was warm and nice. The sun was setting down.
15 minutes after the plane took off, the stewardesses started rushing around.
To help waiting for the packed bright and multicolour lunch box, I opened my book, « on the road », and started reading…

The Real Thing 31

..I drank the sparkling water.
My back was still hurting from the plane first shock. I tried to relax: I observed the passengers recovering from the incident. Some were crying afterward, the pretty black girl smiled at me, relieved. The fat French woman sitting by me was still groaning in her friends’ arms. The staff gathered the untouched packed lunches, some of them on the floor.
I felt really peaceful and lonely…and the film title « n’oublie-pas que tu vas mourir » came to my mind.

I told myself that I had been dreaming, that this couldn’t happen to me.

Générique (2000)

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La scénarisation et la fictionnalisation de l’intime effacent l’ampleur de la vie. Ma vie n’est pas un film mais un générique. Ce générique, cette définition énumérative de ce qu’est ma vie intérieure est le produit d’une génération incessante d’énergie : j’émets de la chaleur, je me consume, j’implose à chaque seconde, il n’en restera bientôt plus rien. Je saisis la lumière et je la dis. Et cette énergie, je la canalise quand je travaille sur mon ordinateur.
Bien que de racines différentes, « générique » et « générer » me paraissent deux mots intimement liés. Leur proximité sonore m’a permis de les rapprocher et de leur trouver un point commun : les mots.

> voir la vidéo

Julie’s Journey

Julie’s journey, Jeu vidéo, ISEA 2000.
D’une expérience réelle (l’aterrissage en catastrophe d’un avion), une fiction est construite. Elle prend la forme d’un jeu vidéo en plusieurs tableaux.
Une collaboration avec Garrett Lynch.

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POOL (2000)

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> Vidéo de 5mn10, en boucle.

Synopsis:
Un appartement. Vide. La porte s’ouvre, une jeune femme rentre, des sacs de courses à la main. Elle les vide, les lave, les met a sécher pendant la nuit. Le matin, elle les repasse… Elle les coupe en deux : ils ont maintenant la forme de sous-vêtements, elle les enfile. Elle s’habille. Elle prend ses clés, sort par la porte. L’appartement est vide. La porte s’ouvre. La jeune femme rentre, des sacs de courses à la main. Elle les vide, les lave, les met à sécher pendant la nuit. Le matin, elle les repasse… Elle les coupe en deux : ils ont maintenant la forme de sous-vêtements, qu’elle enfile. Elle s’habille. Elle prend ses clés, sort par la porte. L’appartement est vide. La porte s’ouvre…

La vidéo boucle parfaitement, il n’y a ni début ni fin.
Dans le cas d’une installation, on peut prendre l’histoire en route à n’importe quel moment.
La boucle est au centre même de la narration, elle permet d’isoler l’histoire : elle suppose l’autarcie, elle rejette le monde extérieur, soulignant ainsi le recyclage du sac plastique (et au delà, le cycle du corps), comme une expérience intime, isolée.

> Voir la vidéo

Extrait (1999)

take

> Installation éphémère :

À l’occasion du mariage de mon amie Olivia, dont j’allais être le témoin, je me rends à la mairie de la ville où je suis née. Je prends le train et je me rends à l’est de Lyon. Assise à attendre mon tour dans le bureau de l’état civil, je me pose des questions sur le jour de ma naissance, le 5 novembre 1973. Poussée par la curiosité, je demande à consulter les registres des décès : qui est mort dans cette ville en ce jour de novembre ?
Mes recherches sont fructueuses : je trouve 11 noms, avec comme pour les vivants, une adresse postale de leur dernier domicile.
Je décide de pousser plus loin cette nouvelle filiation artificielle et administrative et j’écris une lettre à chacune de ses personnes. Une seule phrase-pallindrome pour entrer en contact avec les membres de cette nouvelle famille.
Les lettres m’étant toutes revenues, je me rends sur les lieux de décès de ses personnes pour prendre une photo souvenir.

L’installation comporte :
– 5000 Posters des photos des 11 bâtiments, que les spectateurs peuvent emporter avec eux, dépeuplant ainsi le lieu de ces photos.
– 11 Lettres-palindrome envoyées .

> Merci à Jean-Christophe Galmiche pour ses conseils et son aide précieuse lors des prises de vues à la Chambre.

Incident.net

incident
> Site internet expérimental : membre actif depuis 1998.

Suspendre le flux du réseau. Un instant. Produire des perceptions, perdre du temps, en donner. Induire des différences et des dissonances, des interférences. Aucune information à trouver, suspension de l’instrumentalité : une dérive perceptive. Partir du médium et rechercher son langage, écrire. S’approprier la programmation informatique comme Logos plutôt que comme Ratio. Interroger l’articulation entre l’affectivité et la machine, notre prothèse. Articuler les paramètres plastiques, narratifs, structurels, informationnels, sociaux. Travailler seul ou à plusieurs sur une thématique donnée. Introduire l’autre dans le processus de production comme part du réseau et de l’anonymat.
Incident au sens d’incidence, l’infime résiste dans la mégapole cybernétique. Un obstacle dans l’indifférence de l’information. Construire des espaces inhabitables.