The Real Thing 30

I took the plane in Paris. It was warm and nice. The sun was setting down.
15 minutes after the plane took off, the stewardesses started rushing around.
To help waiting for the packed bright and multicolour lunch box, I opened my book, « on the road », and started reading…

The Real Thing 31

..I drank the sparkling water.
My back was still hurting from the plane first shock. I tried to relax: I observed the passengers recovering from the incident. Some were crying afterward, the pretty black girl smiled at me, relieved. The fat French woman sitting by me was still groaning in her friends’ arms. The staff gathered the untouched packed lunches, some of them on the floor.
I felt really peaceful and lonely…and the film title « n’oublie-pas que tu vas mourir » came to my mind.

I told myself that I had been dreaming, that this couldn’t happen to me.

Générique (2000)

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La scénarisation et la fictionnalisation de l’intime effacent l’ampleur de la vie. Ma vie n’est pas un film mais un générique. Ce générique, cette définition énumérative de ce qu’est ma vie intérieure est le produit d’une génération incessante d’énergie : j’émets de la chaleur, je me consume, j’implose à chaque seconde, il n’en restera bientôt plus rien. Je saisis la lumière et je la dis. Et cette énergie, je la canalise quand je travaille sur mon ordinateur.
Bien que de racines différentes, « générique » et « générer » me paraissent deux mots intimement liés. Leur proximité sonore m’a permis de les rapprocher et de leur trouver un point commun : les mots.

> voir la vidéo

Julie’s Journey

Julie’s journey, Jeu vidéo, ISEA 2000.
D’une expérience réelle (l’aterrissage en catastrophe d’un avion), une fiction est construite. Elle prend la forme d’un jeu vidéo en plusieurs tableaux.
Une collaboration avec Garrett Lynch.

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POOL (2000)

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> Vidéo de 5mn10, en boucle.

Synopsis:
Un appartement. Vide. La porte s’ouvre, une jeune femme rentre, des sacs de courses à la main. Elle les vide, les lave, les met a sécher pendant la nuit. Le matin, elle les repasse… Elle les coupe en deux : ils ont maintenant la forme de sous-vêtements, elle les enfile. Elle s’habille. Elle prend ses clés, sort par la porte. L’appartement est vide. La porte s’ouvre. La jeune femme rentre, des sacs de courses à la main. Elle les vide, les lave, les met à sécher pendant la nuit. Le matin, elle les repasse… Elle les coupe en deux : ils ont maintenant la forme de sous-vêtements, qu’elle enfile. Elle s’habille. Elle prend ses clés, sort par la porte. L’appartement est vide. La porte s’ouvre…

La vidéo boucle parfaitement, il n’y a ni début ni fin.
Dans le cas d’une installation, on peut prendre l’histoire en route à n’importe quel moment.
La boucle est au centre même de la narration, elle permet d’isoler l’histoire : elle suppose l’autarcie, elle rejette le monde extérieur, soulignant ainsi le recyclage du sac plastique (et au delà, le cycle du corps), comme une expérience intime, isolée.

> Voir la vidéo

Extrait (1999)

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> Installation éphémère :

À l’occasion du mariage de mon amie Olivia, dont j’allais être le témoin, je me rends à la mairie de la ville où je suis née. Je prends le train et je me rends à l’est de Lyon. Assise à attendre mon tour dans le bureau de l’état civil, je me pose des questions sur le jour de ma naissance, le 5 novembre 1973. Poussée par la curiosité, je demande à consulter les registres des décès : qui est mort dans cette ville en ce jour de novembre ?
Mes recherches sont fructueuses : je trouve 11 noms, avec comme pour les vivants, une adresse postale de leur dernier domicile.
Je décide de pousser plus loin cette nouvelle filiation artificielle et administrative et j’écris une lettre à chacune de ses personnes. Une seule phrase-pallindrome pour entrer en contact avec les membres de cette nouvelle famille.
Les lettres m’étant toutes revenues, je me rends sur les lieux de décès de ses personnes pour prendre une photo souvenir.

L’installation comporte :
– 5000 Posters des photos des 11 bâtiments, que les spectateurs peuvent emporter avec eux, dépeuplant ainsi le lieu de ces photos.
– 11 Lettres-palindrome envoyées .

> Merci à Jean-Christophe Galmiche pour ses conseils et son aide précieuse lors des prises de vues à la Chambre.

Incident.net

incident
> Site internet expérimental : membre actif depuis 1998.

Suspendre le flux du réseau. Un instant. Produire des perceptions, perdre du temps, en donner. Induire des différences et des dissonances, des interférences. Aucune information à trouver, suspension de l’instrumentalité : une dérive perceptive. Partir du médium et rechercher son langage, écrire. S’approprier la programmation informatique comme Logos plutôt que comme Ratio. Interroger l’articulation entre l’affectivité et la machine, notre prothèse. Articuler les paramètres plastiques, narratifs, structurels, informationnels, sociaux. Travailler seul ou à plusieurs sur une thématique donnée. Introduire l’autre dans le processus de production comme part du réseau et de l’anonymat.
Incident au sens d’incidence, l’infime résiste dans la mégapole cybernétique. Un obstacle dans l’indifférence de l’information. Construire des espaces inhabitables.