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Affiche pour le séminaire de Catherine Rannou (École Nationale Supérieure d’Architecture Paris-Val de Seine)

Quelques posters réalisés pour Catherine Rannou, artistes et architecte, avec qui j’avais déjà collaborée : elle était venue en résidence Géographies variables à Lorient en 2012, et nous avions aussi organisé un atelier au Seamen’s Club, sur le port de Lorient en 2014.
Catherine enseigne à présent à l’École Nationale Supérieure d’Architecture Paris-Val de Seine et propose un séminaire intitulé hypersitutation. Ces posters donnent la philosophie de ce séminaire, qui est attaché à un projet réel : Transrural Lab qui situe son terrain de recherche dans une ancienne exploitation agricole dans le centre de la Bretagne.hypersituation hypersituation2 hypersituation3
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Briant

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Bonne nouvelle pour Incident.res qui a reçu l’aide pour « l’allocation de l’atelier » de la Drac Bourgogne ! Cette bourse va permettre de finir l’atelier à Briant (refaire 2 murs, changer deux fenêtres, et mettre un chauffage permanent) et d’accueillir les futurs résidents dans de meilleures conditions.

À Briant pour l’été, see you there!

A.F.K. au Quartier centre d’art

Photos de l’exposition A.F.K., au Quartier Centre d’art (Quimper), du 17 avril au 17 mai 2015.
Cette exposition a été accompagnée d’une conversation, le 7 mai 2015, dans l’espace d’exposition, avec Karine Lebrun, et d’une programmation « vidéo-hacking » durant la nuit des musées.

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Crédits photos : Dieter Kik, Mathieu Roquet et Julie Morel.

Liste des pièces.

Murs de droite à gauche

Mur 1
• Empty your Mind (2014).
Vidéo de 40mn environ. D’après un extrait de 2mn36 de The Lost Interview (9 décembre 1971). Vidéo ajoutée le 30 mai 2014 par Jodorowsky’s Dune.
• Conversation, version papier (2014).
Impressions A4 en couleur, montages/recadrages d’images. D’après la conversation avec Karine Lebrun sur le site internet Tchatchhh.

Mur 2
• Conversation, version papier (2014) – suite.
Impressions A4 en couleur et montages/recadrages d’images. D’après la conversation avec Karine Lebrun sur le site internet Tchatchhh. http://tchatchhh.com
• Dessin électrique #1 – TOR (2015).
Dessin à l’encre conductrice argent, LEDs, système électrique. Dimensions : 65 x 50 cm.

Porte
• Fantôme #2 (2014).
Impression jet d’encre sur papier dos bleu. Dimensions : 9 x 50 cm. D’après la photo d’une perruque en cheveux naturels noirs, posée sur une table de l’exposition A.F.K. #1
(Bordeaux, avril 2014).

Mur 3
• Dessin electrique #1 – A.F.K. (2015).
Dessin à l’encre conductrice argent, LEDs, système électrique. Dimensions : 65 x 50 cm.

Mur 4
• DarkNet (Alphabay), DarkNet (blackBank), DarkNet (Evolution), DarkNet (Majestic), DarkNet (Middle Earth) – (2015).
Série de 5 filets synthétiques pour perruques. Dimensions : 9 x 50 cm. Visualisations des statistiques de connexion de cinq des plus grands sites de marché noir en ligne à la date du 1er janvier 2015, entre 15 et 16 heures.

Dans l’espace
• Manifeste (2014-15).
Cheveux humains sur papier bristol. Caisse américaine. Dimensions : 65 x 45 cm.

Table (dimensions 120 x 60 x 80 cm)  et angle du mur
• Fantôme #3 – L’image-objet Post-Internet, une version (2014).
Impressions sur papier blanc. (50 ex.). Traduction du texte anglais The Image Object Post-Internet d’Artie Vierkant.
• Empty your Mind (2014).
Un poster N&B, format A2 (tirage original 500 ex.).
• Crawling Through the Night Sotfly (My Burden) (2013).
Une carte postale (tirage original 500 ex.). Éditée dans la collection Save the Date, Ultra Éditions (Brest).
• Con/vers(at)ion, (2014).
Impressions A4 en couleur. (50 ex.). D’après la conversation avec Karine Lebrun sur le site internet Tchatchhh.
• A.F.K., entretien (2014).
Un dépliant 30 x 30 cm. (tirage original 100 ex.).
Entretien entre Julie Morel et Camille de Singly, Rodolf Delcros, Elodie Goux, Léna Peynard et Elsa Prudent, réalisé les 26 et 27 mars 2014.
• Version papier (2015).
Journal de 16 pages couleurs (tirage original 50 ex.).

Bandes sons
• Empty your Mind (2014). Durée 40mn.
Bande son de la vidéo Empty your Mind (2014).
• Rio (2014-2015). Durée variable.
Version par David Bideau, d’après la playlist GotaloNia Songtrack et la bande son de la vidéo Empty your Mind.

Off-Shore (bureau situé au dessus de l’espace d’exposition.
• Void (2010). Dessin à l’encre noir, issu de la série Organ. Dimensions : 82 x 45 cm (encadré).

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Présentation de Géographies variables à ELIA

Je participe à / I’m going to participate to ELIA’s 7th Teachers’ Academy.
10-12 May 2015, location: Fontys School of Fine and Performing Arts. Tilburg (Holland).

Perspectives in Learning: Presentations
In A Manner Of Speaking – First Language presentations, Karin Arink
Willem de Kooning Academie Hogeschool Rotterdam

• Variable Geographies, Julie Morel
École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne (EESAB)
In the French art schools system, research and teaching are two separated streams when really they are two sides of the same entity, or should at least benefit one another. 
Through the Géographies variables project – a 3 years project which includes art productions, residence programs, field trips, exhibitions, workshops, demos, talks and resource exchanges – this presentation aims to share and discuss how a research project within an art school can be at the center of pedagogy.

Cultural Spaces and Design – Reflections on Design Education, Anka Falk
Fachhochschule Nordwestschweiz – Hochschule für Gestaltung und Kunst – Institut HyperWerk

 

A.F.K., exposition au Quartier centre d’art, Quimper

Exposition du 18 avril au 17 mai 2015, Project room du Quartier.
Vernissage : vendredi 17 avril à 18h30

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Commencée en 2013, cette recherche plastique s’attache à explorer les conditions de production d’objets artistiques produits à l’époque du post-internet, celle de la prolifération du réseau.
A.F.K., acronyme de Away From Keyboard – loin du clavier – renvoie à ces moments où les internautes sont loin de l’écran et laissent un message pour marquer leur absence aux autres. Choisir ce titre, c’est s’attacher à explorer les conditions d’une pratique artistique à l’époque du post-Internet : envisager les œuvres d’art sous des modalités de versions plutôt que de séries, de flux plutôt que d’œuvres matrices et d’occurrences se référant à celles-ci, d’absence plutôt que de matérialités systématiques.
Développée tour à tour dans divers lieux (galeries, internet) et supports (électroniques, éditions papier, dessins, dispositifs et installations), cette investigation se figera le temps d’une exposition dans l’espace du Project Room du Quartier avant de réintégrer un état non-formalisé.

http://www.le-quartier.net/Julie-Morel

Sculpture Question

Sculpture Question. In Reponse to Eco-political Landscape, Galerie de l’EESAB – Site de Lorient
Vernissage le mardi 10 mars à 18h / Exposition du 10 au 17 mars 2015

Galerie ouverte du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 20h, et le samedi de 14h à 18h
1 avenue de Kergroise, 56100 Lorient
Tel : 02 97 35 31 70 – http://eesab.lorient.fr

Commissaires de l’exposition : Julie Morel, Marion Bailly-Salin
Image : Beacon series (Groix) – Julie Morel

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Journée d’étude Géograhies variables à l’EESAB

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Journée d’études le mercredi 4 février 2015 à 9h30

Conférences et présentations
►9h30 – 12h30 :

> Marion Bailly-Salin et Nicolas Desverronières, anciens étudiants, artistes : présentations des propositions finales suite au voyage à la Nouvelle Orléans.

Marion Bailly-Salin  s’intéresse au rapport à l’autre. Rencontrer quelqu’un c’est rencontrer des pensées, une histoire, des expériences. Comment les donner à voir ? Mettre en scène l’autre, révéler des questions, dessiner son rapport à celui-ci et tenter d’effectuer des portraits, parfois même des autoportraits  sont les questions qui traversent son travail.

Nicolas Desverronières produit des fictions à partir des normes et standards de la vie quotidienne fictions. Gratter le vernis, déraciner la moquette, écorcher le plancher et labourer le panneau de particules, constituent divers moyens de produire des fictions : autant de sabotages ludiques réactivant un rapport physique à un monde s’affirmant comme tactile et paradoxalement de moins en moins palpable, de plus en plus lisse.

>Julie Morel, artiste et enseignante à l’EESAB-Lorient : Retour sur le contexte des arts visuels à la Nouvelle Orléans, présentation du projet « Neutral Ground »

« Julie Morel se définit volontiers comme une artiste du net, appréhendé à la fois comme l’espace, l’objet et le média de ses créations. Elle y développe et y ancre le récit de son œuvre, qui se tisse au jour le jour dans les ramifications de ses multiples projets de recherche, de création et de commissariat. »
Transversale, sa pratique est alimentée par une volonté d’interroger les relations quotidiennes qu’entretient l’homme avec la technologie, notamment au travers du langage.
Elle expose régulièrement son travail en France ou à l’étranger, dans des institutions ou des structures indépendantes.
Elle enseigne aujourd’hui à l’EESAB où elle dirige le programme de recherche Géographies variables.

> Karen Dermineur, commissaire d’exposition : Désert numérique , contexte, enjeux et transmission d’un festival en milieux rural

Karen Dermineur est artiste, curatrice d’expositions multimédia, organisatrice d’événements culturels et artistiques, curieuse des relations interpersonnelles via l’interface technologique (entre désir, art et technologies). Elle enregistre les lignes, les couleurs et les sons, conférences, promeut les logiciels libres et réalise des sites Web culturels. Elle a créé le noeud « Upgrade!Dakar » sur l’état de la création numérique en Afrique, et a rejoint Maria Luisa Angulo dans Trias Culture pour promouvoir la création numérique en Afrique. Elle vit et travaille à Dakar (Sénégal). Elle est agelement à l’initiative du festival « Déserts numériques« , qui tous les ans rassemble quarante artistes internationaux dans le contexte unique du village de Saint-Nazaire-le-Désert en Drôme provençale, autour des pratiques artistiques contemporaines et numériques.

 

►14h00 – 16h30 :

> Florent Perrier, chercheur en esthétique et théorie des arts : « Rose X – lignes de l’entrelacement passionnel en Harmonie », présentation sur le paysage autour du phalanstère

Florent Perrier, Docteur de l’Université Paris I, est chercheur associé à l’Institut Mémoires de l’édition contemporaine et aux Archives Walter Benjamin de Berlin. Outre sa thèse sur les rapports entre l’art, l’utopie et le politique à paraître aux éditions Payot dans la collection « Critique de la politique », il prépare un ouvrage consacré aux regards politique et esthétique de W. Benjamin sur l’œuvre de Charles Fourier.

> Cécile Babiole, artiste : présentation du travail de l’artiste

Cécile Babiole est une artiste active dès les années 80, dans le champ musical d’abord, puis dans les arts électroniques et numériques. Elle associe dans ses créations arts visuels et sonores à travers des installations et des performances qui interrogent avec singularité et ironie les médias. De dispositifs performatifs aux dispositifs impliquant le public, elle questionne de plus en plus les technologies et tente d’en transposer de façon détournée les usages normés dans le champ de la création. Cécile Babiole s’approprie un registre machinique et une culture de masse pour en tirer une confrontation entre créativité et déterminisme, usages passés et présents, techniques obsolètes et contemporaines. Son travail a été exposé internationalement : Centre Pompidou Paris, Mutek – Elektra Montréal, Fact Liverpool, MAL Lima, NAMOC Beijing … et distingué par de nombreux prix et bourses.

> Donald Abad, artiste : présentation du travail de l’artiste.

Diplômé et post-diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris, Donald Abad mène de front, depuis 2003, projets artistiques, résidences d’artistes et enseignements à l’École supérieure d’art et de design d’Amiens, aux Ateliers du Carrousel du Louvre, à l’Académie Charpentier et à l’Université Paris 8.
« Donald Abald explore dans son travail la dualité technologie/nature, deux notions fortes englobant les concepts des nouvelles technologies nomades (GPS, autonomie, temps réel/temps différé, nouveaux territoires de l’information et de la communication), de la performance (au sens artistique et sportif du terme) et du land-art.
C’est un artiste néo-romantique multimédia dans le sens où son exploration des nouveaux média et des technologies nomades n’est jamais le résultat présenté mais le moyen de créer de nouveaux scénarii à raconter sous forme de récits d’aventures vidéo. Ses expériences nourrissent une interrogation sur la place de l’individu face à son environnement ». Texte de Céline Bodin, Catalogue NATURE(S) (2012)

There are many good things in Texas

Ce matin dans ma boite à lettres, le stylo qui va me servir à faire des tests pour les dessins que je présenterai durant mon exposition A.F.K. qui aura lieu au Quartier Centre d’art en avril-mai.

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Je ne suis pas encore décidée entre la possibilité d’utiliser un stylo ou de la sérigraphie avec de l’encre conductrice. Réponses dans les prochains jours, après quelques tests.
En tout cas, la petite expérimentation rapide de l’encre est convaincante et ouvre plein de possibles !

L’art racine

Je participe aujourd’hui à la journée L’art racine, organisée par Yves Chadouët et Sophie Kaplan, dans le cadre de « Battre la campagne » à la Criée centre d’art, Rennes.

La Criée propose deux journées d’études portées par Yves Chaudouët, artiste associé à la saison 2014-2015 Battre la Campagne du centre d’art contemporain. Croisant les champs des arts et des sciences, favorisant des échanges ouverts, elles inscrivent l’art et la recherche à la racine de leurs observations.

Le titre de ces journées, L’Art racine, est inspiré par Barnett Newman, qui écrit : « Il n’y a jamais eu de style classique dans l’histoire. Ceux qui croient en la possibilité du classicisme sont les mêmes pour qui l’art est la fleur de la société plutôt que sa racine* ».
Plasticien, écrivain, metteur en scène et jardinier, Yves Chaudouët partage avec Newman cette approche politique qui ne place pas l’art à la frange décorative ou distractive de la société, mais bien au cœur de ses processus. À ses côtés, chercheurs et artistes interrogent cette forme d’utopie et filent les analogies entre art et vie, entre nature et culture, mais aussi entre recherche scientifique et création artistique.

La possibilité d’un art à la racine de la société existe-elle  ? Placer l’art dès la racine, est-ce de fait affirmer une utopie en conflit avec une autre, où le statut et le rôle de l’art et de la culture ne seraient que divertissement, propagande, chiffres  ?

Quelles sont les questions soulevées si l’on considère la création artistique par le prisme de la nature, si l’on envisage la « culture » par celui de la permaculture, par exemple  ? Quels sont les coïncidences, les problématiques communes, les rapprochements à faire, les enseignements, les perspectives à dénicher  ? Faut-il préserver une « beaudiversité » supposée  ? Quelles sont les conditions de la liberté pour le vivant et la création contemporaine, qu’elle soit scientifique ou artistique  ?

La première journée d’études s’intéressera aux liens entre biodiversité et « beaudiversité », la seconde interrogera l’art et la recherche comme jachères actives.

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Yves Chaudouët, « Vers la terre, vers le ciel », 2005.
Encre sur papier. Courtesy de l’artiste.

Je parlerai lors de ces conférences du contexte artistique expérimenté à la Nouvelle Orléans, qui semble aller dans le sens de « l’art racine », et je présenterai les installations que j’y ai effectué…

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